Alors que les coûts de production continuent d’augmenter, de nouvelles hausses de prix sont à prévoir. Michel-Édouard Leclerc estime que l’inflation pourrait frôler les 4% au début de l’année prochaine. Invité de la "Grande Interview" sur CNEWS et Europe 1, il évoque des négociations difficiles avec les industriels pour limiter ces augmentations et protéger le pouvoir d’achat des Français.
La sonnette d'alarme est tirée. Invité de la Grande Interview sur CNEWS et Europe 1, Michel-Édouard Leclerc a alerté sur une possible hausse de l’inflation, qui pourrait frôler les 4 % d’ici au début de l’année prochaine.
Selon lui, les industriels font face à une forte augmentation de leurs coûts, notamment dans les domaines du transport, de l’énergie et des emballages.
Des négociations difficiles avec les industriels
"Nos industriels ont des coûts qui ont beaucoup augmenté", a-t-il expliqué. Il a notamment cité l’exemple du plastique utilisé pour les emballages de lait, dont le coût aurait augmenté de 20%. Face à ces hausses, les fournisseurs pourraient demander de nouvelles augmentations de prix. Michel-Édouard Leclerc affirme que certaines demandes dépassent déjà les 4%.
"On est déjà en mode combat", a-t-il déclaré, évoquant les négociations avec les multinationales. L’objectif est de limiter les hausses et de les étaler dans le temps afin de protéger les consommateurs français.
Il précise toutefois que les prix agricoles sont protégés par la loi. Pour les autres produits, les distributeurs souhaitent davantage de transparence de la part des fournisseurs sur leurs coûts.
Les Français réduisent leurs dépenses
Michel-Édouard Leclerc a également évoqué les difficultés des ménages, qui doivent faire face à l’augmentation de leurs dépenses contraintes, notamment pour le logement et les transports.
Selon lui, les consommateurs reportent de plus en plus certains achats importants, comme l’électroménager, les équipements de cuisine et les articles pour la maison.
Le secteur du textile est lui aussi fortement touché. Le dirigeant souligne que les ventes reculent dans ce domaine, alors que l’habillement représente une part importante des dépenses des ménages.
Il estime également que l’inflation ressentie par les Français est plus élevée que celle mesurée par les indicateurs officiels. En cause, des dépenses quotidiennes qui augmentent alors que les salaires progressent peu.
E.Leclerc veut limiter les hausses de prix. Face à cette situation, Michel-Édouard Leclerc affirme vouloir négocier fermement avec les multinationales pour éviter que toutes les augmentations soient immédiatement répercutées sur les consommateurs.
Il rappelle également la volonté de son enseigne de maintenir des prix compétitifs : "E.Leclerc, on est les moins chers".