Invité de "Pascal Praud et vous" sur Europe 1, Charles Alloncle estime que les recommandations formulées après plusieurs mois de travaux sur l'audiovisuel public n'ont pas été suivies d'effets. Le député UDR juge que les dirigeants concernés ont refusé de se réformer et dénonce des manquements persistants au pluralisme.
Pour Charles Alloncle, les six mois de travaux de la commission d'enquête devaient offrir à l'audiovisuel public l'occasion de corriger certains dysfonctionnements et de répondre aux critiques formulées à son encontre. Le député UDR considère, dans l'émission Pascal Praud et vous, que ces objectifs n'ont pas été atteints. "Ils ont choisi le chemin inverse", affirme-t-il, avant d'ajouter : "Ils ont choisi même de faire une espèce de bras d'honneur le plus ostensible aux Français."
Déception sur les suites données à la commission d'enquête
Le député dit avoir espéré qu'à l'issue de ces travaux, le débat public puisse conclure à une amélioration du service rendu et à une utilisation plus efficace de la dépense publique. Mais il estime que la dynamique observée a été tout autre.
Pour illustrer son propos, Charles Alloncle évoque ce qu'il appelle "l'affaire Sapin". "Peut-être que dans un an, on se dira que cette commission a été utile, que les dirigeants ont pris la mesure de l'indignation des Français et ont changé les choses. À l'évidence, avec un peu de recul, on voit que c'est tout l'inverse", regrette-t-il.