Après d’importants dégâts constatés à l'université de Nantes, saccagée par des manifestants, Max Rivet, responsable local de l'UNI à Nantes Université, dénonce une situation récurrente ce dimanche 11 octobre dans "Eliot Deval et vous".
Occupé par des manifestants en solidarité avec le mouvement lycéen, un bâtiment de l'université de Nantes a été évacué samedi matin par les forces de l'ordre. Les images diffusées sur les réseaux sociaux par la police permettent de se rendre compte d'importants dégâts.
Une situation insuportable pour Max Rivet, étudiant à Nantes Université et responsable local de l'organisation étudiante UNI, car "ça fait des années qu'on a des problèmes sur cette fac". "On se demande même, à force, s'il ne faudrait pas la mettre sous tutelle cette université", fustige-t-il.
"On a des étudiants qui sont constamment agressés"
"On a le bâtiment principal du campus du Tertre qui a été complètement détruit. Et ça vient d'une situation qui dure depuis dix jours", explique Max Rivet au micro d'Eliot Deval et vous ce dimanche.
Entre 1.000 et 2.000 étudiants ont décidé d'occuper ce bâtiment lors d'une assemblée générale, relate-t-il et malgré les signaux de détresse envoyés à la présidente de l'université, les forces de l'ordre n'ont pas été appelées "dès le premier jour", ce qui aurait permis de mettre fin au blocage.
L'étudiant a aussi évoqué les épisodes de blocage ayant précédemment perturbé l'université : "Elle a été occupée par des zadistes. L'an dernier, on avait déjà eu des situations de blocage et on a des étudiants qui sont constamment agressés, qui sont constamment mis au banc quand ils n'ont pas les idées de la doxa d'une minorité d'étudiants".