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Mobilisation lycéenne : «Le gouvernement a laissé démarrer l'incendie», dénonce Nicolas Dupont-Aignan

Invité du Grand rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos ce dimanche 11 octobre, Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France à l'élection présidentielle, a évoqué les violences ayant parfois entaché la mobilisation lycéenne. Le maire de Yerres a fustigé l'inaction du gouvernement, affirmant qu'il "aurait dû prendre la mesure du phénomène". 

"Une situation dramatique". Alors que les scènes de violences et de dégradations se multiplient en marge de la contestation lycéenne, Nicolas Dupont-Aignan déplore la passivité du gouvernement au micro de Pierre de Vilno ce dimanche : "Je pense que le gouvernement a laissé démarrer l'incendie". 

"Avec ce gouvernement, j'hésite toujours entre l'incompétence et le cynisme", poursuit le président de Debout la France, auteur du livre "La liberté ou la mort" chez Fayard. "Dès le départ, le gouvernement aurait dû prendre la mesure du phénomène", pointe-t-il, prenant l'exemple de Yerres. 

"Tuer dans l'œuf les blocus", dès le départ

Au premier jour des protestations lycéennes, avant que le mouvement prenne de l'ampleur et dégénère, Nicolas Dupont-Aignan explique avoir "donné instruction à la police municipale d'être vigilante, d'aller le matin assez tôt, à 6 heures, devant le lycée et d'éviter tout blocus". Les sept agents de police municipale mobilisés ont immédiatement arrêté les éléments perturbateurs : "Ils ont interpellé neuf voyous. Ils les ont déférés au commissariat". 

En outre, le maire de la petite commune de l'Essonne regrette que la police nationale n'ai pas été réquisitionnée, accusant le gouvernement de ne pas avoir anticipé. "Je ne mets pas en cause la police nationale. Je dis simplement qu'il aurait fallu, dès le début, tuer dans l'œuf les blocus", dénonce-t-il.