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Mobilisation lycéenne : le gouvernement mise sur les vacances pour éviter l’enlisement

Après plusieurs jours de mobilisation lycéenne, le gouvernement espère faire retomber la pression avant les vacances de la Toussaint. [SIMON WOHLFAHRT / AFP]

Après plusieurs jours de mobilisation lycéenne, le gouvernement espère faire retomber la pression avant les vacances de la Toussaint. L’intersyndicale appelle à un regain de mobilisation mardi 13 octobre, mais Matignon veut tenir jusqu’au 17 octobre, date du début des congés scolaires. 

Moins de blocages ce vendredi, moins de violences aussi. Mais le mouvement lycéen n’est pas terminé. Après plusieurs jours de mobilisation, l’intersyndicale appelle déjà à un regain de mobilisation mardi prochain, le 13 octobre. Les manifestations lycéennes pourraient donc de nouveau s’inviter à la une de l’actualité. 

Reste à savoir pour combien de temps. À Matignon, une partie du pari repose désormais sur le calendrier scolaire. Les vacances de la Toussaint commencent le samedi 17 octobre, avec une reprise des cours prévue le lundi 2 novembre. Le gouvernement espère donc tenir encore quelques jours pour éviter une crise qui s’installe durablement.

Édouard Geffray a annoncé l’affectation de 3.000 professeurs remplaçants

L’objectif est clair : arriver jusqu’aux vacances en faisant progressivement retomber la pression. D’ici là, l’exécutif tente d’occuper le terrain en mettant en avant le dialogue dans les établissements et le déploiement de professeurs remplaçants dans les lycées les plus touchés par le manque d’effectifs. 

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé l’affectation de 3.000 professeurs remplaçants d’ici mardi dans les établissements les plus en difficulté. Ces enseignants, jusque-là non affectés devant élèves, doivent être mobilisés en urgence pour répondre à l’une des principales revendications du mouvement. 

Matignon regarde surtout l’échéance du 17 octobre

Mais au-delà de ces annonces, Matignon regarde surtout l’échéance du 17 octobre. Les congés scolaires offriraient quinze jours sans blocages de lycées ni occupations d’établissements. Un répit que le gouvernement espère utiliser pour reprendre la main. Le calendrier des décisions est lui aussi parfaitement calé. 

Les premières mesures sont promises avant la fin du mois, soit juste avant la reprise potentielle des cours le 2 novembre. L’exécutif veut donc éviter une nouvelle flambée d’ici aux vacances, puis profiter de la coupure pour préparer la suite. La stratégie est risquée. Si les annonces sont jugées insuffisantes, la mobilisation pourrait repartir à la rentrée de novembre. 

Plusieurs lycéens et organisations syndicales estiment déjà que les réponses du ministère ne suffisent pas à régler les problèmes de fond, notamment le manque de professeurs et les inégalités entre établissements. Pour l’heure, Matignon mise donc autant sur ses mesures que sur le temps qui passe.