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Mobilisation lycéenne : qui sont les 3.000 professeurs remplaçants déployés dans les établissements les plus touchés ?

Après une nouvelle journée de mobilisation lycéenne, le gouvernement tente d’apporter une première réponse à la colère des élèves. [SIMON WOHLFAHRT / AFP]

Après une nouvelle journée de mobilisation lycéenne, le gouvernement tente d’apporter une première réponse à la colère des élèves. Plus de 3.000 professeurs remplaçants doivent être déployés dans les lycées les plus touchés par le manque d’effectifs. 

Après avoir fait descendre plus de 71.000 personnes dans les rues jeudi, la mobilisation lycéenne se poursuit. Ce vendredi, 96% des lycées étaient ouverts, selon le ministère, mais l’intersyndicale espère déjà un regain de mobilisation mardi prochain, le 13 octobre. 

En attendant, la première réponse du gouvernement est en train de se concrétiser. Plus de 3.000 professeurs remplaçants sont en cours de déploiement dans les établissements les plus touchés par le manque d’effectifs. Il s’agit de TZR, des titulaires de zones de remplacement, qui n’étaient pas encore affectés devant des élèves. Ils doivent désormais être répartis dans des lycées ciblés précisément par le ministère de l’Éducation nationale. 

Selon le ministère, les lycées les plus en difficulté ont été identifiés grâce à un outil informatique

Mais cette annonce soulève une question : pourquoi ne pas avoir mobilisé ces enseignants plus tôt ? Selon le ministère, les lycées les plus en difficulté ont été identifiés grâce à un outil informatique récemment mis au point, destiné à mieux repérer les besoins de remplacement établissement par établissement. 

Interrogé sur le sujet depuis le Val-de-Marne, Édouard Geffray assume ce redéploiement tardif. "Je ne vais pas cacher le fait qu’il y avait 3.000 personnes qui n’étaient pas actuellement affectées devant élèves. Elles l’auraient peut-être été dans trois semaines ou dans un mois. Mais pour l’instant, ce qu’on assure, c’est qu’elles ne le sont pas", a expliqué le ministre. 

Édouard Geffray ajoute que plusieurs centaines de recrutements doivent avoir lieu en parallèle

Pour le ministre de l’Éducation nationale, il fallait donc choisir entre conserver ces enseignants en réserve ou les mobiliser immédiatement. "Soit on se dit : c’est un peu compliqué, on va les garder en réserve, on verra plus tard. Soit on se dit : on les utilise dès maintenant, on les mobilise", a-t-il poursuivi. 

Édouard Geffray ajoute que plusieurs centaines de recrutements doivent avoir lieu en parallèle. Au total, le nombre de professeurs remplaçants mobilisés devrait donc avoisiner les 4.000. L’objectif est clair : tenter d’apaiser la colère lycéenne, qui se poursuit dans plusieurs établissements, et montrer aux élèves qu’ils ont été entendus par l’exécutif. Mais ces annonces sont loin d’avoir convaincu tout le monde. Certains lycéens estiment que le ministère ne leur accorde que des "miettes". 

À droite, Les Républicains dénoncent un manque d’organisation rue de Grenelle. À gauche, La France insoumise accuse Édouard Geffray de se moquer de la colère lycéenne.