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L'annonce d'Edouard Geffray sur les 3 000 professeurs supplémentaires ne convainc pas les lycéens

Les étudiants toulousains lors d'une manifestation. [Alain Pitton / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Edouard Geffray, ministre de l'Education nationale, a annoncé 3 000 professeurs supplémentaires d'urgence pour combler les manques dans les écoles. La mesure semble pourtant ne pas convaincre totalement les lycéens rencontrés à Toulouse.

Devant le lycée où les blocus se sont enchaînés cette semaine, Malorie, élève de seconde est dubitative. "Cette annonce, ça ne va pas tout régler non plus. On ne sait pas, c'est peut-être juste pour arrêter les blocus." Dans son établissement, les cas de professeurs non remplacés sont légion.

Les retards accumulés depuis le début de l'année par Paul, élève en première, sont déjà conséquents. "Je pense que j'ai eu une dizaine d'heures en un mois, qui ont dû sauter. Tellement de cours ont sauté que pour moi le mal est fait, c'est un peu du foutage de gueule."

"Je n'ai pas eu de prof de physique pendant quatre semaine"

Le plus touché par ces absences, c'est Kevin, 16 ans. "J'aimerais bien avoir un remplaçant parce que je n'ai pas eu de prof de physique pendant quatre semaines et elle n'est toujours pas là." Kevin, s'il a de la chance, aura donc droit à un TZR, un titulaire sur zone de remplacement. C'est dans ce vivier que va puiser l'éducation nationale pour pallier ces absences. 

Mais Kevin a quelques craintes : "Peut-être que les 3 000 profs sont mal formés, peu expérimentés. Si on les jette dans des lycées où il y a des élèves un peu perturbateurs, ils vont avoir un peu de mal et peut-être qu'ils vont, eux aussi, être absents."

C'est pour toutes ces raisons que la prochaine mobilisation nationale, prévue mardi, risque d'être à nouveau très suivie.