Après l'acte IV de la mobilisation des lycéens, le gouvernement a annoncé de premières mesures concrètes. Ce jeudi, sur le plateau du JT de TF1, Édouard Geffray a annoncé que 3.000 professeurs remplaçants seraient déployés prochainement dans les établissements qui le nécessitent le plus. Mais d'où viennent ces professeurs disponibles immédiatement ?
Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé déployer des professeurs dans les lycées qui subissent un manque de personnel. Pour y arriver, il compte s'appuyer sur une réserve d'enseignants disponibles dans l'immédiat.
On les appelle les "TZR", les titulaires sur zone de remplacement. Ce ne sont pas de nouveaux enseignants recrutés en urgence, ce sont des professeurs dits "volants". Au total, le pays en compte 10.000, dont une bonne partie n'a aucune affectation. En attendant le jour où ils seront appelés, ils sont tout de même rémunérés, et ce temps de latence peut durer parfois plusieus mois.
Des heures supplémentaires pour les remplacements plus courts
Cette fois, le ministre l'a rappelé, il s'agit de mobiliser ces personnels afin de pallier les remplacements de longue durée. Quant aux absences plus courtes, Édouard Geffray sort le chéquier et se dit prêt à verser par anticipation plusieurs centaines de milliers d'heures supplémentaires aux profs qui accepteraient de remplacer des collègues malades.
Par ailleurs, cela peut paraître surprenant, mais, à la rentrée, les dotations pour inciter les professeurs à faire davantage d'heures supplémentaires avaient été rabotées. Selon un nouveau logiciel déployé en catastrophe par le ministère, 114 lycées seraient dans le rouge, c'est-à-dire avec un manque abyssal d'enseignants et 400 seraient en orange.
Le déploiement des TZR devrait être effectif dès lundi 12 octobre.