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Blocage des lycées : des revendications scolaires aux slogans politiques, place de la Bastille, le mouvement se politise

Plusieurs milliers de jeunes se sont rassemblés ce jeudi après-midi place de la Bastille, à Paris, pour dénoncer l’état de leurs établissements et réclamer des mesures concrètes. Des tensions vives ont été signalées avec les forces de l’ordre, comme à Nantes et à Strasbourg. Dans le cortège parisien, drapeaux, slogans montrent un mouvement de plus en plus marqué à l’extrême gauche.

La place de la Bastille a rarement été aussi noire de monde. Ce jeudi après-midi, plusieurs milliers de lycéens s’y sont rassemblés, rejoints par des étudiants mais aussi par des émeutiers. Des barricades ont été dressées et des engins lanceurs d’eau ont dû intervenir pour contenir la foule. Paris n’était pas un cas isolé : des tensions très vives entre forces de l’ordre et manifestants ont aussi été signalées à Nantes et à Strasbourg.

Des lycées qui tombent en ruine

Pancartes et banderoles à la main, les lycéens se disent déterminés et portent toujours les mêmes revendications. Parmi elles, la fin de Parcoursup, que certains veulent voir disparaître. Mais c’est surtout l’état des bâtiments qui revient dans les témoignages. “Dans notre lycée, il y a plein de problèmes, comme des murs avec des fissures énormes, des bouts qui tombent dans les toilettes”, raconte une manifestante. “On n’a quasiment jamais de papier toilette, pas de savon, les robinets ne marchent pas beaucoup, on n’a pas de lumière.”

Pour elle, la sortie de crise passe par le budget ou par des actes. Et c’est seulement quand des mesures concrètes seront annoncées que le mouvement pourra commencer à s’atténuer.

Drapeaux palestiniens et flyers pour Mélenchon 2027

Sur la place, les drapeaux français côtoient des drapeaux palestiniens. Sur les t-shirts de nombreux manifestants, un même flyer : celui de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2027. Juchés en haut de la colonne de Juillet, au centre de la place, certains jeunes scandent “Mélenchon, Ballon d’or”.

Les slogans anti-police et antifascistes s’enchaînent, entrecoupés de chants hostiles au Rassemblement national. Les lycéens ne sont pas seuls à manifester. Ils sont soutenus par de nombreux syndicats de professeurs et par des partis politiques, comme le Parti communiste, qui a installé un stand au centre de la place de la Bastille pour attirer les jeunes.