Alors que le gouvernement renvoie ses premières décisions sur la crise lycéenne à la fin du mois d'octobre, Maxime Reppert, vice-président du SNALC, estime que le dialogue engagé ne permettra pas à lui seul de répondre à la colère exprimée dans les établissements. Selon lui, plusieurs revendications portées par les lycéens sont connues de longue date et nécessitent désormais des mesures concrètes.
Pour Maxime Reppert, la prise de parole du Premier ministre ne constitue pas une surprise. Alors que les annonces gouvernementales sont renvoyées aux vacances de la Toussaint, l'enseignant juge probable une poursuite de la mobilisation des lycéens qui ne faiblit pas. "Il faut bien se rendre à l'évidence que ce ne sont pas les belles paroles et les belles promesses qui suffiront" à apaiser la colère, explique-t-il dans Europe 1 bonjour. Le vice-président du SNALC estime qu'un dialogue est nécessaire, mais rappelle que les lycéens attendent avant tout des réponses concrètes à leurs préoccupations.
Le représentant syndical affirme par ailleurs qu'une partie des revendications avancées par les élèves rejoint des alertes portées depuis plusieurs années par son organisation. Il cite notamment l'état des bâtiments scolaires, le manque d'enseignants, le manque de personnels de santé ou encore les difficultés liées à Parcoursup. "Un certain nombre d'entre elles sont légitimes et sont d'ailleurs portées par notre organisation syndicale", déclare-t-il au micro d'Alexandre Le Mer. Selon lui, les pouvoirs publics ont trop longtemps repoussé les réponses à ces difficultés, ce qui contribue désormais à nourrir le mouvement actuel.