Invitée de "L'Heure des Pros", la députée Rassemblement national du Var a soutenu qu'il y avait "une déconnexion des élites, intellectuels, artistes et journalistes" sur la question des conditions de travail des forces de l'ordre en France.
Alors que le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé l'interdiction des grenades assourdissantes en manifestation, les policiers se sentent en danger sur le terrain. Selon Beauvau, 761 agents ont été blessés depuis le début des mobilisations. Certains, à coups de pavés, d'autres, à coups de couteau.
"Les gens disent que la police doit intervenir"
Invitée de l'émission L'Heure des Pros, ce jeudi 8 octobre, sur Europe 1-CNews, la députée Rassemblement national du Var, Laure Lavalette, a estimé que ce sentiment était dû à la "déconnexion des élites, intellectuels, artistes et journalistes".
"Tous ces gens-là ne pensent pas comme la majorité des Français, mais ce n'est pas nouveau. Moi, tous les gens que je rencontre te dise que la police doit intervenir", a-t-elle soutenu.
Elle a également estimé que ce ras-le-bol exprimé par les forces de l'ordre depuis le début du mouvement lycéen permettait de distinguer "un bout du prisme de ce que vivent les policiers avec ce maintien de l'ordre". "Ils sont dans une détresse morale folle sur le terrain. Ça les use psychologiqement de savoir que même la justice derrière ne les soutient pas. On leur demande toujours plus, avec toujours moins de moyens", a-t-elle déclaré.