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Blocus des lycées : Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France... Ces régions qui coupent les vivres aux casseurs

Après presque deux semaines de mobilisation lycéenne, les régions s'interrogent sur la possibilité de sanctionner les casseurs. La région Auvergne-Rhône-Alpes a déjà annoncé suspendre les aides régionales aux lycéens interpellés ainsi qu'à leur famille. Et le mouvement pourrait bien se propager à d'autres régions.

Comment sanctionner les casseurs en marge des blocages ? La question se pose pour les régions, qui financent les lycées. La région Auvergne-Rhône-Alpes a déjà annoncé qu'elle allait suspendre les aides régionales aux lycéens interpellés ainsi qu'à leur famille et désormais d'autres régions, à l'instar de l'Île-de-France où le coût de la casse est estimé pour l'instant à 7 millions d'euros. 

Ainsi, tous les lycéens qui seront sanctionnés en conseil de discipline pour des dégâts lors des blocages n'auront plus accès aux aides de la région. Ces jeunes franciliens ne pourront donc plus bénéficier des 300 euros annuels, explique James Chéron, vice-président de la région Île-de-France. "Un jeune ne peut pas à la fois dégrader un lycée qui appartient à la région Île-de-France, et en même temps continuer à bénéficier des financements d'activités ou de moyens de transport", insiste-t-il au micro d'Europe 1. 

"La fête est finie"

Pour mettre en application cette mesure, la région va demander au rectorat tous les noms des lycéens sanctionnés. Une démarche que pourrait bientôt engager la région PACA. Le groupe Rassemblement national, emmené par Franck Allisio, va déposer une motion en ce sens. "La fête est finie pour ceux qui foutent le bordel aujourd'hui dans nos rues. Ce n'est plus possible de voir l'argent public, qui est en fait l'argent des contribuables, partir en fumée à cause de tous ceux qui n'en respectent pas les règles que la majorité silencieuse respecte", alerte-t-il. 

La mise en place éventuelle de cette sanction sera discutée le 23 octobre lors de l'Assemblée plénière de la région PACA, un territoire où le coût des dégradations commises dans les lycées est évalué à 6 millions d'euros.