Le parquet d'Orléans a annoncé le placement de trois mineurs en garde à vue. Les trois jeunes font l'objet d'une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme "en lien avec les paroles d'une chanson" qui rappelle les attaques de Mohamed Merah et Salah Abdeslam.
Trois mineurs ont été placés en garde à vue mercredi à Orléans dans le cadre d'une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme, a annoncé le parquet, après la diffusion d'une vidéo, tournée dans un lycée, mentionnant les attaques de Mohamed Merah et Salah Abdeslam.
"Les infractions visées sont celles d'apologie du terrorisme, en lien avec les paroles d'une chanson reprise" jeudi par des lycéens "dans l'enceinte d'un établissement scolaire de Beaugency" (Loiret), a affirmé la procureure Emmanuelle Bochenek-Puren, dans un communiqué. L'enquête a été ouverte mardi, a-t-elle précisé à l'AFP.
"Les agissements constatés sont inappropriés et ne peuvent être banalisés"
Une vidéo avait été partagée sur les réseaux sociaux, montrant de jeunes manifestants devant le lycée François Villon, à Beaugency, en train de reprendre une chanson du rappeur BORO 700 faisant référence à Mohamed Merah, qui avait assassiné un enseignant et trois enfants d'une école juive à Toulouse en 2012, et à Salah Abdeslam, un jihadiste condamné pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015.
Lundi, le député européen RN Matthieu Valet avait également diffusé la vidéo sur X et déclaré qu'il signalait "immédiatement" les faits au procureur de la République. Une autre enquête a par ailleurs été ouverte en Vendée, après la publication mardi sur les réseaux sociaux d'une vidéo dans laquelle de jeunes adolescents diffusaient, dans une église à Soullans, de la musique "faisant l'apologie du terrorisme", selon le diocèse de Luçon, qui a dénoncé une "atteinte grave à un lieu de culte" dans un communiqué.
Sur la vidéo, les adolescents chantent également la chanson du rappeur BORO 700. L'enquête a été ouverte pour "comprendre ce qu'il s'est passé", a déclaré à l'AFP la procureure de La-Roche-sur-Yon, Sarah Huet. Les personnes identifiées apparaissant sur la vidéo sont âgées "de 13 ans environ", a-t-elle précisé.
"Les agissements constatés sont inappropriés et ne peuvent être banalisés", a affirmé de son côté la mairie de Soullans dans un communiqué, en rappelant "que les jeunes concernés sont des mineurs". "Tout porte à croire qu'ils n'ont pas pleinement mesuré la portée de leurs actes ni la signification de certaines paroles diffusées. Cela ne les exonère pas de leur responsabilité, mais appelle à une réponse éducative, réfléchie et proportionné", a également indiqué la municipalité.