À la veille de l'événement BIG organisé par Bpifrance à Paris, en partenariat avec Europe 1, Nicolas Dufourcq a défendu sur Europe 1 la figure de l'entrepreneur. Pour le directeur général de Bpifrance, la prise de risque reste l'essence même de l'aventure entrepreneuriale, malgré un contexte économique et politique jugé incertain.
Pour Nicolas Dufourcq, il ne faut pas masquer la réalité du métier d'entrepreneur. "Être entrepreneur c'est dur, il ne faut pas le cacher, mais c'est tellement bien", insiste le directeur général de Bpifrance sur Europe 1 à la veille de BIG, le plus grand rassemblement des entrepreneurs de France, en partenariat avec Europe 1.
Le thème retenu pour l'édition 2026, le "culot", s'inscrit selon lui dans cette logique. Au micro d'Europe 1 matin, il distingue ce concept du courage et le décrit comme l'élan qui pousse une personne à franchir le pas et à concrétiser un projet. "Le culot c'est très différent du courage", affirme-t-il, estimant que de nombreuses personnes regrettent parfois de ne pas avoir osé davantage.
La prudence de nombreux dirigeants
Cette capacité à avancer malgré les incertitudes reste, selon lui, la caractéristique première des chefs d'entreprise. "Qu'est-ce que c'est qu'un entrepreneur ? C'est quelqu'un qui prend des risques tous les jours", rappelle Nicolas Dufourcq au micro de Dimitri Pavlenko. Une réalité qui explique, d'après lui, la prudence actuelle de nombreux dirigeants alors que les taux d'intérêt ont augmenté et que l'environnement économique demeure mouvant.
Le patron de Bpifrance assure toutefois que les projets continuent d'affluer dans les agences de l'établissement et juge que la France reste un pays particulièrement dynamique sur le plan entrepreneurial. Il cite notamment plusieurs initiatives récentes dans la tech, l'intelligence artificielle ou encore le spatial comme preuves de cette vitalité.