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En directBlocus des lycées : Laurent Nuñez annonce la suspension de l'usage des grenades assourdissantes

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Avec 266.000 à 450.000 manifestants partout en France, la mobilisation des lycéens doit encore se poursuivre ce jeudi partout en France. Face à la détermination des jeunes et à la colère qui couve dans la société, les forces de l'ordre sont appelées à s'économiser pour durer dans le temps. Suivez notre direct.
Laurent Nuñez annonce la suspension de l'usage des grenades assourdissantes, pour le mouvement lycéen

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez annonce ce mercredi sur RTL la suspension de l'usage des grenades assourdissantes "pour le mouvement des lycéens" après la grave blessure d'un manifestant à Lens (Pas-de-Calais). 

Sébastien Lecornu s'exprimera mercredi soir depuis Matignon sur les lycées, les carburants, la crise agricole et la dette

Sébastien Lecornu s'exprimera mercredi soir dans une allocution depuis Matignon sur "la situation dans les lycées, les prix des carburants, la crise agricole ainsi que la situation financière du pays", ont annoncé les services du Premier ministre.

Au lendemain d'une mobilisation massive dans les rues, le gouvernement tente d'apaiser le mouvement lycéen alors qu'une nouvelle journée de manifestations est annoncée jeudi. Emmanuel Macron a fait un point mardi soir avec plusieurs ministres, dont Sébastien Lecornu, Laurent Nuñez et Édouard Geffray, pour tenter de trouver une issue à la crise.

Face à un climat social tendu, les forces de l’ordre appelées à s’économiser pour tenir dans la durée

À Paris, les spécialistes du maintien de l'ordre anticipent déjà la gestion des ressources humaines jusqu'à la présidentielle. "Il va falloir s'économiser", rapporte un gradé, peut-être même jusqu'à après la présidentielle. Depuis le début de la mobilisation lycéenne, les forces de l'ordre ont été très utilisées : 6.547 interpellations depuis le 28 septembre, 43 policiers et gendarmes encore blessés ce mardi. Retrouvez notre article ici.

Demi-journée banalisée au lycée : "irrespectueux" envers les proviseurs et "cacophonique", selon des syndicats

Demander d'organiser une demi-journée banalisée présentée par le gouvernement comme "un temps de démocratie interne" dans les prochains jours est "irrespectueux" envers les proviseurs et témoigne d'une "cacophonie", selon les principaux syndicats des chefs d'établissements.

"C'est une cacophonie complète", insiste auprès de l'AFP Christelle Kauffmann, secrétaire générale adjointe du principal syndicat de chefs d'établissements, le SNPDEN-Unsa.

"On ne le mettra pas en oeuvre ni demain, ni après-demain. On ne sera pas en ordre de fonctionnement, d'autant que les établissements sont plus ou moins chahutés", a-t-elle ajouté, soulignant que les "temps démocratiques on sait les organiser, mais pas tout en même temps".

266.000 manifestants à travers la France selon le ministère de l'Intérieur

Quelque 266.000 manifestants, lycéens, étudiants, mais aussi professeurs, parents et syndicalistes, ont été recensés par le ministère de l'Intérieur dans une trentaine de manifestations, dont 56.000 à Paris. Les organisations lycéennes et étudiantes, apuyées de la CGT, ont comptabilisé 450.000 personnes dans l'Hexagone, 100.000 dans la capitale.

"Besoin de changement" : les lycéens mobilisent et appellent à poursuivre le mouvement

Avec 266.000 à 450.000 manifestants partout en France, les lycéens ont fait entendre leurs revendications mardi, déterminés à poursuivre la mobilisation malgré l'appel du gouvernement à retourner dès mercredi dans leurs établissements pour dialoguer.

"On sent que ça change parce qu'il y a des gens de banlieues, des gens de Paris, des gens du privé, des gens du public, de toute religion, de toutes origines qui viennent (...) Ca nous réunit parce qu'on sent qu'il y a besoin de changement", a dit à l'AFP Diane, élève de 1ère à Paris au lycée privé Massillon.

Face à une crise désormais installée, Emmanuel Macron avait programmé un point avec plusieurs ministres en soirée.