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Blocus des lycées : pourquoi LFI s’en prend à Nathanaël Combary, figure du mouvement lycéen ?

Nathanaël Combary. [Ludovic MARIN / AFP]

À 18 ans, Nathanaël Combary a été reçu au ministère de l'Éducation nationale dans le cadre du mouvement de protestation des lycéens, en tant que président du conseil d'administration de Renouveau lycéen, une organisation qui veut représenter les intérêts des élèves du secondaire. Il est toutefois pointé du doigt par La France insoumise pour ses engagements politiques.

Il est une figure du mouvement lycéen qui ne fait pas l'unanimité, notamment auprès de la gauche radicale. Nathanaël Combary, étudiant de 18 ans, est président du conseil d'administration de Renouveau lycéen, un syndicat qui entend défendre les intérêts des élèves du secondaire.

Le jeune homme a été reçu le 2 octobre dernier au ministère de l'Éducation nationale avec d'autres représentants des lycéens. À la sortie, il a salué "une écoute et un dialogue qui a été restitué et renoué", et dénoncé "les violences urbaines", appelant à "s'en désolidariser complètement".

Un "faux lycéen" pour Jean-Luc Mélenchon

La veille, Nathanaël Combary avait répondu aux questions de Pascal Praud sur Europe 1, dans l'émission Pascal Praud et vous. Comme d'autres porte-parole de lycéens, il avait pris fait et cause pour les revendications, notamment les emplois du temps surchargés, la vétusté et la mauvaise isolation des bâtiments. Il estimait que les blocages des lycées étaient "l'illustration concrète que le dialogue (avait) été rompu" avec les autorités.

Malgré tout, celui qui est désormais un étudiant subit les foudres des partis de gauche radicale, et notamment La France insoumise. Sur X, le leader du mouvement et candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, l'a qualifié samedi 3 octobre, au lendemain de sa rencontre au ministère de l'Éducation, de "faux lycéen mis en scène par BFM".

Comme d'autres personnalités politiques, il est reproché à Nathanaël Combary d'être proche de Gabriel Attal, le président du parti présidentiel Renaissance et également candidat à la présidentielle de 2027. "Il est membre de la campagne électorale de Gabriel Attal. Il est également employé de Minerva, une agence de com' macroniste présidée par Louis Jublin, conseiller de Gabriel Attal. Le monde est petit en macronie", a taclé Jean-Luc Mélenchon.

"Je suis adhérent au parti Renaissance, je ne l’ai jamais caché"

Ces reproches ont poussé l'intéressé à réagir. Également sur X, Nathanaël Combary a affirmé qu'il avait été victime de "centaines de messages d'insultes et de menaces", et a confirmé qu'il était adhérent au parti Renaissance. "Je ne l'ai jamais caché", a-t-il ajouté.

Le jeune étudiant a aussi expliqué pourquoi il continuait "à porter la voix des lycéens". "Les nouveaux représentants ne sont toujours pas élus. Comme chaque année, il est d’usage d’attendre que les élections des Conseils de vie lycéenne se soient déroulées pour renouveler les dirigeants des organisations lycéennes", a-t-il souligné. Le jeune homme de 18 ans a également démenti être communicant pour Minerva, comme l'en accuse Jean-Luc Mélenchon.

Son profil tranche avec celui d'un autre représentant des lycéens, Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne et lui aussi bachelier depuis peu. Ce dernier, proche de LFI, défend les blocages et les manifestations, et appelle à poursuivre le mouvement, dénonçant une "violence inouïe" de la part des forces de l'ordre. Il estime que cette mobilisation ne souffre d'"aucune instrumentalisation" politique.