Face aux violences observées lors des mobilisations lycéennes, Jérôme Fourquet estime que le phénomène dépasse le seul cadre scolaire. Dans la matinale d'Europe 1, le directeur du département opinion et stratégie de l'Ifop évoque un affaiblissement général du respect de l'autorité, y compris envers les enseignants et les chefs d'établissement.
Alors que plusieurs mobilisations lycéennes ont été marquées par des violences, Jérôme Fourquet appelle dans Europe 1 matin à distinguer les revendications des débordements observés aux abords des établissements scolaires. Selon lui, les difficultés de moyens dans certains lycées, les conséquences de la réforme du baccalauréat et l'anxiété liée à Parcoursup constituent des facteurs de mécontentement qui se sont exprimés dans le mouvement.
Un "mimétisme de la violence"
Quant aux violences, elles ne concernent qu'"une minorité de jeunes et de lycéens". Il souligne toutefois que les mêmes comportements se retrouvent désormais dans différents rassemblements, avec "les mêmes objets" et "les mêmes techniques de guérilla urbaine", évoquant un "mimétisme de la violence".
Au micro de Dimitri Pavlenko, l'essayiste pointe également un affaiblissement du respect des figures d'autorité. "Les figures d'autorité ne sont absolument plus respectées" et "craintes", affirme-t-il. Il relève notamment des agressions visant des personnels de l'Éducation nationale, des proviseurs et des enseignants lors des récentes mobilisations lycéennes.