Un incendie a ravagé vendredi soir le préau d'un collège de Metz, après que deux véhicules stationnés sous celui-ci ont pris feu. Une enquête a été ouverte et le procureur privilégie à ce stade l'hypothèse d'un acte volontaire, sans pouvoir établir de lien avec les incidents liés aux mobilisations lycéennes.
Une enquête a été ouverte à la suite de l'incendie, vendredi soir, du préau d'un collège de Metz et d'au moins deux véhicules stationnés sous celui-ci, a indiqué samedi à l'AFP le procureur de la République, David Touvet.
L'enquête a été ouverte en flagrance pour destruction par un moyen dangereux pour les personnes. Le procureur a indiqué ne pas pouvoir "confirmer ni infirmer un lien" avec les incidents survenus en marge "des manifestations lycéennes" de ces derniers jours.
Aucun suspect potentiel identifié à ce stade
"En l'état, on a des raisons de penser qu'il peut y avoir plusieurs personnes ayant agi : l'hypothèse privilégiée, qui doit être confirmée, est que ce n'est pas un acte accidentel, qu'il y a l'intervention d'un tiers", a indiqué le procureur.
Aucun suspect potentiel n'a été identifié à ce stade. "Des témoins ont indiqué avoir aperçu plusieurs personnes (...) prendre la fuite à peu près à l'heure des faits", vendredi vers 22h30, a-t-il indiqué.
Deux véhicules brûlés
L'enquête n'a pour l'heure pas permis d'établir les circonstances dans lesquelles l'incendie s'est déclaré et s'est propagé. Selon une source policière, ce sont d'abord deux véhicules qui ont brûlé avant que les flammes ne s'étendent au préau du collège François-Rabelais.
Le bâtiment principal de l'établissement ne semble pas avoir été atteint par l'incendie, a constaté samedi matin un photographe de l'AFP.
"Tout le collège n'a pas été touché", a confirmé sur BFMTV le maire divers droite de Metz, François Grosdidier, bien que "l'unique bloc sanitaire de l'établissement" ait été brûlé, laissant présager une fermeture pour "un bon moment".