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Blocus des lycées : 824 interpellations en Île-de-France depuis le début du mouvement, 85% sont des mineurs

77 policiers ont été blessés, souligne la préfecture, qui salue "l'abnégation et le professionnalisme d'effectifs". [Gauthier Bedrignans / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le mouvement de blocage des lycées continue de mobiliser fortement les forces de l’ordre en Île-de-France. La préfecture de police décrit une contestation "pendulaire et tournante", marquée par des violences urbaines et au cours de laquelle 77 policiers ont été blessés depuis lundi.

Depuis le début du mouvement de blocage lycéen, 824 personnes ont été interpellées en Île-de-France, dont "85 % de mineurs", a indiqué samedi la préfecture de police (PP) de Paris à l'AFP. Selon la PP, 255 interpellations ont eu lieu vendredi.

"90 % des interpellés le sont dans leur département de résidence. Ils viennent dégrader, casser et taper à côté de chez eux. 85 % des individus interpellés sont mineurs, pour beaucoup lycéens, mais pas nécessairement issus des lycées aux abords desquels ils commettent des exactions", précise ainsi la préfecture de police à l'AFP.

Plus de 5.000 interpellations

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, dénonçant "des violences urbaines" à proximité de près de 160 établissements, a annoncé 1.747 interpellations en France pour la seule journée de vendredi et plus de 5.000 depuis lundi.

Selon la préfecture de police, le mouvement est "pendulaire et tournant". Ainsi, dans l'agglomération parisienne, la contestation a débuté en petite couronne, dans le Val-de-Marne, avant de s'étendre à la Seine-Saint-Denis, aux Hauts-de-Seine et enfin à Paris, en marge, mardi, de la journée de mobilisation pour les salaires dans la fonction publique.

Ce ne sont pas les mêmes établissements qui sont bloqués chaque jour, explique encore la PP.

77 policiers blessés

"D'une contestation sociale, on est arrivé à des actions dont les auteurs utilisent des modes d'action de violences urbaines (tirs de mortiers tendus sur les forces de l'ordre et sur les personnels de l'éducation nationale, dégradations au moyen d'engins incendiaires, barricades...)", estime encore la préfecture de police.

"Les violences urbaines sont aussi matérialisées par le lieu d'habitation des fauteurs de trouble. 90 % des interpellés le sont dans leur département de résidence. Ils viennent dégrader, casser et taper à côté de chez eux", selon la PP.

77 policiers ont été blessés, souligne encore la préfecture, qui salue "l'abnégation et le professionnalisme d'effectifs qui sortent d'une séquence dense avec la visite du pape Léon XIV".