Le copilote omanais qui a poignardé son commandant de bord en plein vol aurait été interdit de piloter dans son pays, selon plusieurs médias internationaux. Les autorités le soupçonnaient notamment de radicalisation après un séjour en Syrie. Une information qui intervient alors que les motivations de l'attaque restent encore floues.
Plusieurs médias internationaux affirment samedi que le copilote omanais qui a attaqué au couteau son commandant de bord à bord d'un avion de flydubai avait été interdit de vol par les autorités de son pays, qui le soupçonnaient de radicalisation.
Selon les chaînes Al-Arabiyah, CNN et ABC ainsi que le Wall Street Journal, le copilote, dont le père est omanais et la mère syrienne, avait été interdit de piloter des avions pour des raisons de sécurité par les autorités omanaises, qui soupçonnaient qu'il avait été influencé par des groupes islamistes radicaux lors d'un séjour en Syrie. Ces informations n'ont pas été officiellement confirmées par les autorités omanaises ou par flydubai.
"Une radicalisation islamiste"
D'après ces mêmes médias, le futur agresseur, identifié comme Hamam Al-Hammami, avait rejoint flydubai après avoir quitté Oman Air et aurait également postulé, sans succès, à un poste chez Emirates.
L'incident a eu lieu le 30 septembre à bord d'un avion reliant Dubaï à Tel-Aviv, en Israël. Le copilote a poignardé en plein vol le commandant de bord indien, lequel a tout de même réussi à ouvrir la porte du cockpit, permettant à des passagers et à des membres d'équipage de maîtriser l'agresseur. L'avion, qui avait brutalement chuté pendant l'échauffourée, a pu se poser en urgence en Arabie saoudite.
Les circonstances exactes de cette attaque et les motivations, encore floues, de l'agresseur font l'objet d'une enquête aux Émirats arabes unis et dans plusieurs autres pays concernés.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a affirmé que l'assaillant avait "subi une radicalisation islamiste" et qu'il "avait l'intention de faire s'écraser l'avion avec ses passagers". Ces déclarations constituent à ce stade des affirmations du Premier ministre israélien, alors que les motivations exactes du copilote restent examinées par les enquêteurs.