Alors que plus de 5.000 interpellations ont été effectuées cette semaine dans le cadre du blocus des lycées, comment travaillent les forces de l'ordre ? Immersion avec la compagnie d'intervention et de sécurisation des Hauts-de-Seine, la CSI 92.
Un policier lynché à Belfort, laissé inconscient au sol, des professeurs aspergés d'essence, des policiers pris à partie dans plusieurs villes de France. La violence physique fait partie intégrante du blocus des lycées. Pour la seule journée de vendredi, on dénombre 1.747 interpellations, et plus de 5.000 depuis lundi. Et les Hauts-de-Seine n'échappent pas à ce phénomène. Reportage avec la compagnie d'intervention et de sécurisation du département, la CSI 92.
Premier fait remarquable à 8h55, à proximité du lycée Guy-de-Maupassant, à Colombes. Des jeunes prennent la fuite à la vue des policiers. Tous sont finalement rattrapés et fouillés, comme l'explique le commandant de la CSI 92 : "On agit dans le cadre d'un groupement constitué en vue de commettre des dégradations ou des violences. Ce groupement est constitué de 9 individus qui, pour certains d'entre eux, sont encapuchés et/ou encagoulés, sont en possession d'éléments matériels susceptibles d'être utilisés pour commettre des dégradations et/ou des violences", explique-t-il au micro d'Europe 1.
Le logement du proviseur visé par des jets de fumigène
Concrètement, certains sont en possession de masques à gaz et de pinces coupantes, et sont interpellés. Quelques minutes plus tard, les policiers sont appelés en renfort devant un autre établissement scolaire. 150 lycéens sont attroupés devant le lycée Paul-Lapie et des pétards sont jetés.
Les policiers se replient finalement, mais sont de nouveau appelés une heure plus tard : le logement de fonction du proviseur est visé par des jets de fumigènes. Au total, 29 personnes sont interpellées. La plupart d'entre elles sont des mineures.