Près de trois mois après ses aveux, Cédric Jubillar a participé à une reconstitution du meurtre de Delphine Jubillar, divisée en deux étapes et longue de plus de trois heures. Plusieurs incohérences sont apparues dans son récit, qu'il devra affronter lors de son procès en appel prévu en avril.
Cédric Jubillar s'est prêté, dans le Tarn, à une reconstitution du meurtre de sa femme Delphine Jubillar, près de trois mois après ses aveux. Cette mise en situation, menée en deux étapes sur le domicile familial puis sur le lieu où ont été retrouvés les ossements de la victime, a duré plus de trois heures.
Cédric Jubillar a d'abord été conduit au domicile familial, à Cagnac-les-Mines, théâtre présumé du drame en 2020. L'homme de 38 ans a dû mimer, sur un mannequin puis sur une gendarme, la manière dont il a étranglé Delphine Jubillar. Restait une question centrale : comment a-t-il ensuite chargé le corps de 60 kilos dans sa voiture ?
C'est là qu'est apparue la première incohérence, selon Maître Mourad Battikh, l'un des avocats de la partie civile. "Il a été incapable de porter le corps de Delphine. Mis en situation, il a été mis en difficulté immédiatement. Mais c'est un scénario qui l'arrange, et c'est un scénario dans lequel il est même presque un petit peu victime", dénonce l'avocat.
Des ossements enterrés à mains nues, en pleine nuit d'hiver
Deuxième étape de cette reconstitution : un champ situé à une dizaine de kilomètres de Cagnac-les-Mines, où ont été retrouvés les ossements de Delphine Jubillar à la suite des récents aveux de Cédric Jubillar. Celui-ci continue de nier toute préméditation, affirmant avoir creusé la terre à mains nues pour enterrer la jeune femme, alors que les faits se seraient déroulés en plein mois de décembre, en pleine nuit, sur un sol à moitié gelé.
Peu de nouveaux éléments ont donc émergé, mais de nombreuses incohérences, auxquelles Cédric Jubillar devra répondre lors de son procès en appel, prévu en avril prochain.