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«Celui qui casse doit payer» : après la mobilisation des lycéens, Valérie Pécresse refuse de financer les réparations

Luc Auffret / ANADOLU / Anadolu via AFP [Luc Auffret / ANADOLU / Anadolu via AFP]

Partie d'Île-de-France il y a près d'une semaine, la mobilisation des lycéens s'est étendue aux régions et s'intensifie, avec de nombreux dégâts matériels à la clé. Mais qui va payer la facture ?

625 interpellations ont eu lieu ce mercredi 30 septembre en marge de la mobilisation des lycéens, tandis que l'on dénombre 83 blessés dans les rangs des forces de l'ordre, a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lors d'un point presse, alertant sur "une montée de la violence assez significative". Parmi les élèves et les personnels enseignants, 119 blessés sont à déplorer. 

Le bilan des violences est déjà lourd et les dégâts matériels sont également très importants, estimés à près d'un million d'euros rien qu'en région parisienne. En théorie, ce sont les régions en charge des lycées qui vont devoir régler la note, mais hors de question pour Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, de payer la facture. 

Politique du casseur-payeur

"Avec la présidente Valérie Pécresse, nous sommes extrêmement fermes. Celui qui casse doit payer. Grâce aux caméras de vidéoprotection des établissements, un dépôt de plainte est systématiquement déposé. La protection fonctionnelle est systématiquement accordée aux agents qui sont victimes. Et nous allons chercher les responsables et leurs familles, leurs responsables légaux", explique James Chéron, vice-président d'Île-de-France et partisan du casseur-payeur. 

La région recense déjà plus de 20 portails brûlés et une dizaine d'établissements saccagés. Alors Valérie Pécresse veut faire payer les commanditaires de ces violences avec dans son viseur La France insoumise. "Selon le principe du casseur-payeur, la région adressera à Bally Bagayoko la facture des dégradations qu'il a accompagnées ou encouragées au lycée Paul Éluard, à Saint-Denis", ajoute James Chéron.

Mais ces initiatives risquent de ne jamais voir le jour, car rien ne dit que le maire de Saint-Denis acceptera de payer l'addition. Sa ville affiche déjà près de 160 millions d'euros de dettes. Et les casseurs, eux, ne sont quasiment jamais condamnés.