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Primaire à gauche : Philippe Brun demande sa réintégration et veut participer au débat de mercredi

Philippe Brun a été suspendu mercredi du Parti socialiste à titre conservatoire à la suite d'accusations d'une militante. [Magali Cohen / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Écarté de la primaire à gauche après sa suspension à titre conservatoire du Parti socialiste, Philippe Brun demande sa réintégration dans le processus. Le député de l’Eure souhaite également participer au premier débat télévisé mercredi et conteste les accusations portées contre lui.

Le député Philippe Brun, exclu mercredi de la primaire de la gauche après des accusations de violence, a réclamé samedi d'être réintégré dans ce processus de départage et de pouvoir participer au premier débat télévisé mercredi, selon des propos recueillis par BFMTV.

"On a parlé d'une plainte pénale, or cette plainte n'existe pas. (...) Je demande à Olivier Faure (le patron du PS, ndlr) de me réintégrer à la primaire de la gauche", prévue les 9-10 et 16-17 octobre, a déclaré le parlementaire de 34 ans lors de la "Fête populaire" qu'il organise chaque année à Léry, dans sa circonscription de l'Eure.

Les accusations portent sur trois registres

Il a été suspendu mercredi du Parti socialiste à titre conservatoire à la suite d'accusations d'une militante portant sur des "faits susceptibles de relever d'une caractérisation pénale", selon la direction du PS.

Les accusations à l'encontre de Philippe Brun portent sur trois registres : "le registre du harcèlement", celui "des violences physiques" et celui de "l'emploi familial", a précisé la direction du PS à l'AFP.

Rappelant qu'un premier débat télévisé était organisé mercredi sur LCI entre les participants à la primaire, Philippe Brun a indiqué vouloir "participer à ce débat. J'ai mes parrainages, je suis députée socialiste, rien ne justifie cette suspension", a-t-il insisté.

Philippe Brun qui considère que "le bureau national du PS a été trompé", demande également "à chacun des candidats de la primaire de se positionner, de sortir de l'ambiguïté. On ne peut pas se cacher derrière cet arbitraire qui m'a été infligé", a-t-il lancé.

Philippe Brun est aussi suspendu à titre conservatoire du groupe PS de l'Assemblée nationale.