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«On n’y arrivera plus» : la flambée des carburants fragilise les clubs de sport amateurs

Les deux clubs ont prévu de chercher d’autres partenaires afin d’obtenir des subventions et de pouvoir survivre cette saison. [Barnaby CHESTERMAN / AFP]

Face à la flambée des prix des carburants, les clubs de sport amateurs sont eux aussi contraints de revoir leur organisation. Déplacements en minibus, covoiturage ou location de bus : en Isère comme au Pays basque, la hausse de la facture pèse sur les finances et menace certaines activités.

Le budget des Français, et pas seulement celui des retraités, pâtit des prix des carburants qui n’en finissent plus de monter. 2,39 euros en moyenne pour le litre de gazole, plus de 2,20 euros pour le sans-plomb 95. Avec les prix à la pompe qui s’envolent, des clubs de sport amateurs se retrouvent en grande difficulté financière et doivent s’organiser différemment pour continuer à proposer leurs activités le week-end.

Pour éviter de faire peser le coût de l’essence sur le portefeuille de ses joueurs, l’AS La Sanne Football utilise en priorité son minibus pour ses déplacements. Le club isérois prend en charge les frais. "En moyenne, on est à plus de 100 euros par week-end en frais de gazole. La saison dernière, on était en dessous des 80 euros", précise Jorge De Los Muros, responsable des jeunes dans ce club de 240 licenciés.

"Obligés de demander une petite participation pour les frais d’essence"

"Si ça continue trop, au bout d’un moment, je pense qu’on n’y arrivera plus. Je pense qu’on sera sur le point d’être obligés de demander une petite participation pour les frais d’essence", s’inquiète-t-il.

Même casse-tête pour les rugbymen du Bidart Union Club. Le covoiturage est privilégié mais, au-delà de 50 kilomètres, ils préfèrent louer un bus. Et là aussi, la facture a bondi de 30 %, explique le président Dominique Argagnon. "Un bus, avant, coûtait entre 800 et 900 euros, maintenant on est plutôt passé de 1.200 à même 1.500 euros", déplore-t-il.

Et pour supporter une telle somme, le club va devoir faire une croix sur ses activités extrasportives. "Si on paye des bus, on ne peut pas payer une sortie de fin de saison. On ne peut pas faire un bel arbre de Noël pour nos enfants", ajoute le président.

Les deux clubs ont prévu de chercher d’autres partenaires afin d’obtenir des subventions et de pouvoir survivre cette saison.