Face à la flambée des prix à la pompe, le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes appelle le gouvernement à réduire la fiscalité sur les carburants. Invité d'Europe 1 bonjour, Pierre Chasseray estime qu'une telle mesure est devenue indispensable pour préserver le pouvoir d'achat et soutenir l'économie.
Du jamais-vu. Le prix du gazole a atteint ce jeudi une moyenne de 2,39 euros le litre. Un niveau qui nourrit, selon Pierre Chasseray, un profond malaise chez les automobilistes. "Le mot adéquat, c'est la résignation", explique-t-il au micro d'Alexandre Le Mer dans Europe 1 bonjour, évoquant des Français "totalement asphyxiés" par la hausse continue des carburants. Le représentant de l'association 40 millions d'automobilistes estime même que, dans certains cas, les dépenses de carburant peuvent représenter jusqu'à un à deux mois de salaire sur une année.
Pour Pierre Chasseray, la solution passe par une baisse générale de la fiscalité. "La France n'a plus les moyens de ne pas baisser les taxes", affirme-t-il. Selon lui, alléger les prélèvements sur les carburants permettrait de redonner du pouvoir d'achat aux ménages et de soutenir la consommation, qu'il présente comme un moteur essentiel de la croissance. Le délégué général de 40 millions d'automobilistes s'appuie également sur un sondage CSA selon lequel 87 % des Français seraient favorables à une baisse des taxes sur les carburants.