Emmanuel Macron réunira vendredi à l'Élysée les chefs des partis représentés au Parlement, ou leur candidat à la présidentielle, pour évoquer la "dégradation rapide" de la situation internationale et ses conséquences en France, notamment sur la sécurité et l'énergie.
Emmanuel Macron a convié les chefs des partis représentés au Parlement français, ou leur candidat à la présidentielle, pour une réunion vendredi 18 septembre sur la "dégradation rapide" de la situation internationale et ses "conséquences en France sur la sécurité et l'énergie", a annoncé jeudi 17 septembre l'Elysée. La réunion autour du chef de l'Etat, en présence uniquement du Premier ministre, Sébastien Lecornu, et des responsables militaires et du renseignement, est prévue à 10h30 au palais présidentiel.
"Face à la dégradation rapide ces derniers jours de la situation internationale, le président de la République (Emmanuel Macron) a convié dans un format Saint-Denis", du nom de précédentes réunions de ce type, "les chefs de parti représentés au Parlement, à une réunion sur les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine et leurs conséquences en France sur la sécurité et l'énergie", a déclaré la présidence.
"Les autorités militaires et les services de renseignement partageront des informations en la possession du chef de l'Etat", a-t-elle ajouté. Cela concerne le renseignement intérieur et extérieur, le renseignement militaire, le Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale, et le directeur général de l'énergie.
Macron veut éclairer les lanternes
Les chefs de parti, de La France insoumise au Rassemblement national, peuvent soit venir en personne soit se faire représenter par le candidat ou la candidate de leur formation à la présidentielle du printemps.
Selon une source au sein de l'exécutif, Emmanuel Macron, qui ne peut briguer un nouveau mandat, estime que les responsable qui aspirent à lui succéder doivent disposer des informations qu'il a lui-même, afin d'éclairer le débat public de la campagne. Il souhaite aussi leur rendre compte de son action sur ces crises.