Les inscriptions pour assister à la messe géante de Léon XIV à Paris sont désormais closes, alors que près de 600.000 personnes sont attendues. Pour cette célébration du 26 septembre, le pape portera notamment une mitre confectionnée par la Maison Chéret, dans le Maine-et-Loire.
Les inscriptions pour assister à la messe géante de Léon XIV à Paris sont désormais closes. Le pape est victime de son succès : près de 600.000 personnes sont attendues pour cette célébration prévue le 26 septembre, entre la place de la Concorde et l’avenue des Champs-Élysées. Face à l’affluence, les autorités ont décidé d’élargir le périmètre d’accueil, avec notamment une zone de déport place de l’Étoile et avenue de la Grande Armée.
Pour rassurer les fidèles qui n’auraient pas pu s’inscrire, un accès restera toutefois possible sans réservation, dans la limite des capacités d’accueil. L’inscription ne constituait d’ailleurs pas un billet, mais permettait aux organisateurs d’évaluer la participation et de mieux préparer l’événement. Pendant cette messe, Léon XIV portera des vêtements liturgiques confectionnés dans le Maine-et-Loire, par la Maison Chéret. Cette entreprise familiale, spécialisée dans les arts liturgiques depuis 1923, est installée aux Ponts-de-Cé, près d’Angers.
La mitre mesure 25 centimètres
Dans leur salon familial transformé en atelier, Éliane et Antoine Chevillard ont travaillé tout l’été dans le plus grand secret. Le couple a notamment confectionné la mitre du souverain pontife, ce grand chapeau liturgique que Léon XIV portera pendant la célébration. Pour Éliane Chevillard, cette mission a été vécue avec une grande émotion. "Faire ça pour le pape, c’est un lien qui se crée avec lui sans qu’il le sache. Je prie énormément pour lui. Pendant que je travaillais sur cette mitre, je récitais des chapelets pour qu’il soit inspiré", confie-t-elle.
À la demande du Vatican, la mitre mesure 25 centimètres, soit un peu plus que celles portées habituellement par les évêques français. Elle a été conçue en matière naturelle et ornée d’une croix bleue. Au-delà du symbole, sa réalisation est aussi un travail de précision. "Une mitre, c’est un chapeau qui est très technique à réaliser, dont le confort se joue au millimètre", explique Antoine Chevillard.
Le cuir d’agneau, au contact de la peau, a notamment été choisi pour rendre le port de la mitre plus agréable. La mitre a déjà été envoyée au Vatican par valise diplomatique afin que sa conformité soit vérifiée. Dans un peu plus d’une semaine, Éliane et Antoine Chevillard assisteront à la messe avec leurs quatre enfants. Ils verront alors le pape coiffé du chapeau liturgique fabriqué dans leur salon, aux Ponts-de-Cé.