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Discours sur l’état de l’Union : Ursula von der Leyen appelle à «se battre» pour l’Europe

La présidente de la Commission a appelé les Européens à défendre leur projet face aux ultranationalistes, aux anti-Européens et aux ingérences russes. [Ahmet Sel / ANADOLU / Anadolu via AFP]

Ursula von der Leyen a prononcé ce mercredi 16 septembre son discours sur l’état de l’Union devant le Parlement européen, à Strasbourg. La présidente de la Commission a appelé les Européens à défendre leur projet face aux ultranationalistes, aux anti-Européens et aux ingérences russes. 

À Strasbourg, Ursula von der Leyen a prononcé ce mercredi un discours de combat devant le Parlement européen. Dans son discours sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission européenne ne s’est pas contentée d’annoncer des mesures. Elle a défendu une vision très politique de l’Europe, qu’elle juge menacée de l’extérieur comme de l’intérieur.

Pour Ursula von der Leyen, l’Union européenne doit devenir plus forte, plus indépendante, mais aussi plus offensive face à ceux qui contestent son projet. À la tribune, elle a désigné clairement ses adversaires : les ultranationalistes, les anti-Européens, les ingérences russes et la désinformation. 

"Battons-nous ensemble pour notre idée de l’Europe"

"Qu’il s’agisse des ultranationalistes ou des anti-Européens, des ingérences russes ou de la désinformation, les noms peuvent être différents, mais leur objectif est le même. Ils méprisent nos valeurs et veulent briser notre unité européenne", a-t-elle déclaré devant les eurodéputés. La présidente de la Commission a alors appelé les Européens à ne pas seulement résister à ces forces politiques et idéologiques. "Ne nous contentons pas de leur résister : battons-nous ensemble pour notre idée de l’Europe", a-t-elle lancé. 

Un discours qui assume donc une ligne politique claire. Ursula von der Leyen veut faire de la défense de l’unité européenne un combat central, au moment où l’Union fait face à la guerre en Ukraine, aux tensions commerciales, aux ingérences étrangères et à la progression des partis eurosceptiques dans plusieurs pays. 

Ursula von der Leyen entend rapprocher l’Europe d’un partenaire présenté comme naturel

Cette vision, la présidente de la Commission veut aussi la prolonger au-delà des frontières de l’Union. En présence du Premier ministre canadien Mark Carney, invité dans l’hémicycle, Ursula von der Leyen a formulé une proposition spectaculaire : faire du Canada le premier "membre associé" de l’Union européenne. 

Ce statut, totalement inédit, reste encore à définir. Il permettrait de porter la relation entre l’Union européenne et le Canada à un niveau supérieur, notamment sur les plans économique, industriel, énergétique et sécuritaire. Avec cette proposition, Ursula von der Leyen entend rapprocher l’Europe d’un partenaire présenté comme naturel, dans un monde marqué par les tensions géopolitiques et les rivalités commerciales.