Le prix des carburants n'en finit pas d'augmenter ces derniers jours, et cette augmentation met les nerfs des automobilistes à rude épreuve. C'est le cas dans la métropole lilloise, où des usagers de la route ont confié leur colère et leur ras-le-bol au micro d'Europe 1.
La colère monte autour des carburants. Emmanuel Macron a demandé ce mercredi au gouvernement une "totale mobilisation" sur le prix et l'approvisionnement, alors que les tarifs à la pompe ne cessent d'augmenter. Le ras-le-bol est toujours bien présent dans les stations-service, avec des automobilistes qui n'en peuvent plus.
Inquiétude des automobilistes
C'est par exemple le cas dans la métropole lilloise. À la pompe, Marine, le sourire crispé, raccroche le pistolet en observant le prix affiché sur le compteur. Faire un plein lui coûte de plus en plus cher. "C'est un calvaire de passer à la pompe à essence. Le budget est beaucoup trop élevé pour aller travailler", lâche-t-elle.
L'automobiliste partage son inquiétude au micro d'Europe 1. "Ça va être de pire en pire. Je suis en mission intérimaire en ce moment, et je pense à chercher ensuite un travail dans ma ville pour pouvoir aller à vélo et limiter un maximum mes déplacements", explique-t-elle.
"On a strictement aucune solution"
Acheter une voiture hybride ou électrique, "c'est hors budget", concède Marine, dépitée. Isabelle est également désemparée face à cette envolée du prix des carburants. "Je suis blasée, c'est catastrophique. Comment fait-on quand on doit faire des trajets pour les enfants, pour sa profession ?", se demande-t-elle.
La conductrice salue tout de même le plafonnement des prix en vigueur dans certaines stations-service. "Heureusement qu'il y a des pompes avec des prix bloqués. Il y a quelques années, il y avait les Gilets jaunes. Aujourd'hui, il n'y a rien", souffle-t-elle, bien que le renseignement anticipe un retour de ce mouvement.
"On a strictement aucune solution", ajoute cette automobiliste, qui espère une mesure concrète : une baisse des taxes sur les carburants. Pour le moment, le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé la prolongation des aides ciblées pour différents secteurs.