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Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : Emmanuel Grégoire auditionné au Sénat alors qu'un collectif dénonce «une nouvelle vague» de signalements

[Telmo Pinto / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Après Anne Hidalgo et son ancien adjoint Marc Bloche ce mardi 15 septembre, c’est au tour de l’actuel maire de Paris, Emmanuel Grégoire, de devoir répondre devant les sénateurs sur le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire.

Alors que plus de 200 enquêtes sont en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale, visant des personnels de ces établissements, 132 animateurs ont été suspendus par la Ville depuis janvier 2026, dont 52 pour "suspicion de violences sexuelles" ou "sexistes".

Un chiffre traduisant un caractère "systémique" selon Emmanuel Grégoire, qui a engagé en avril un plan à 20 millions d'euros contre les violences sexuelles dans le périscolaire. Malgré ces mesures les signalements continuent d'affluer. "C'est une deuxième vague", explique Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire, qualifiant ainsi l’afflux de signalements pour violences et violences sexuelles depuis la rentrée scolaire.

"Il n'est plus possible pour les mairies de jouer la carte de l'omerta"

Selon elle, ils proviennent notamment d'écoles parisiennes, des 4e, 6e, 13e, 15e et 19e arrondissements, mais aussi de toute la France. "Nous sommes surprises que ça continue ainsi. On pensait avoir un petit peu purgé le système en faisant sortir tous les gens qui avaient été mis en cause dans des signalements", juge-t-elle.

Pour le collectif, il est trop tôt pour connaître le nombre de plaintes déposées, qui exhorte les responsables à plus de transparence. "On le dit et on le redit. En 2026, il n'est plus possible pour les mairies de jouer la carte de l'omerta, c'est fini. Évidemment qu'il ne faut pas donner de détails, mais on peut tout de même dire que des plaintes ont été déposées et mettre en garde les familles pour qu'elles puissent éventuellement déceler des signaux faibles chez leurs enfants", témoigne-t-elle au micro d'Europe 1.

Mais aussi savoir à quel degré ces derniers ont été exposés aux animateurs mis en cause alors qu'une mesure simple, dit-elle, un trombinoscope pour identifier les employés du périscolaire, peine encore à se mettre en place à Paris.