Alors que l'audition de l'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo se tient au Sénat, Inès de Raguenel accuse les anciens responsables municipaux de refuser de reconnaître les dysfonctionnements qui auraient permis au scandale du périscolaire parisien de prospérer. L'élue parisienne assure qu'aucune remise en cause n'a émergé des auditions menées ces dernières semaines.
Alors que plus de 200 procédures pénales sont en cours et que plus de 150 animateurs ont été suspendus à Paris pour des faits présumés de violences ou d'agressions sexuelles, Inès de Raguenel estime que les responsables politiques refusent toujours d'assumer leur part de responsabilité. Présidente de la mission d'information et d'évaluation du Conseil de Paris sur le sujet, elle affirme avoir entendu lors des auditions un discours déconnecté de la gravité de l'affaire alors que se tient ce mardi l'audition de l'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, devant le Sénat.
Selon l'élue, Emmanuel Grégoire, actuel maire de Paris, auditionné la semaine précédente, aurait même assuré qu'il n'y avait "pas eu de défaillance" dans la gestion du dossier. Une position qu'elle juge incompréhensible au regard des alertes remontées depuis plusieurs années. "Qui peut croire qu'il y a eu zéro défaillance sur les dix dernières années ?", interroge-t-elle. Pour Inès de Raguenel, les familles attendent désormais avant tout une reconnaissance des manquements présumés et l'établissement des responsabilités. "Le politique doit la vérité", insiste-t-elle, estimant que cette étape est indispensable pour restaurer la confiance des parents dans l'école publique parisienne.