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«Céline Dion va générer plus d’un milliard d’euros de retombées économiques en Île-de-France», affirme Leslie Rival

[ANGELA WEISS / AFP]

La résidence parisienne de Céline Dion ne constitue pas seulement un événement musical majeur. Selon Leslie Rival, secrétaire général de l’Alliance France Tourisme, elle devrait générer plus d’un milliard d’euros de retombées économiques pour l’Île-de-France.

L’effet Céline Dion dépasse largement les murs de la salle de concert. Interrogé dans Europe 1 Bonjour, Leslie Rival, secrétaire générale de l'Alliance France Tourisme, affirme que l’Observatoire de l’économie du tourisme et de l’événementiel a déjà évalué les conséquences économiques de cette série de concerts "à plus d’un milliard d’euros pour l’Île-de-France". Une somme qu’elle qualifie d’"énorme".

L’explication tient à l’ampleur du phénomène. Alors que plusieurs centaines de milliers de spectateurs sont attendus, les dépenses ne se limitent pas aux billets. "Les retombées sont à la fois économiques, directes, mais également vous avez des dépenses puisqu’on est sur un déplacement qu’on appelle émotionnel", explique-t-elle au micro d'Alexandre Le Mer.

"Quand on aime, on ne compte pas"

Pour l’Alliance France Tourisme, ce type de séjour repose sur un mécanisme simple : les visiteurs viennent assister au concert, puis prolongent leur présence sur place. Hôtels, transports, commerces, musées et activités touristiques profitent ainsi de l’afflux de spectateurs. "Quand on aime, on ne compte pas", résume Leslie Rival.

La secrétaire général de l’Alliance France Tourisme met également en avant le poids des dépenses annexes. Selon son estimation, le panier moyen atteindrait environ 3.000 euros par personne lorsqu’on intègre les effets induits dans l’économie régionale. "Nous avons utilisé une méthode qui s’appelle la méthode Esam qui est une méthode de l’Insee pour pouvoir calculer cela", précise-t-elle.

Pour les acteurs du tourisme, la résidence de Céline Dion apparaît ainsi comme l’une des opérations les plus significatives observées ces dernières années à Paris, bien au-delà du seul secteur du spectacle vivant.