Après la démission d'Edgar Grospiron, emporté par une crise de gouvernance, le directeur général Vincent Roberti prend temporairement la tête du Cojop Alpes 2030, dans l'attente de la nomination d'un nouveau président.
L'intérim à la tête du Comité d'organisation des JO-2030 va être temporairement assuré par son numéro deux Vincent Roberti, après la démission jeudi 10 septembre du président Edgar Grospiron, emporté par une grave crise de gouvernance, selon un communiqué lundi.
Une assemblée générale extraordinaire du Cojop d'Alpes 2030 s'est tenue lundi 14 septembre, afin de procéder à une modification des statuts de l'instance qui prévoyaient que l'intérim du président ne pouvait être assuré que par un membre de son bureau exécutif - soit l'Etat, les comités olympique et paralympique, et les régions organisatrices Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
"Suite à la révision des statuts par l'AG extraordinaire et au départ d'Edgar Grospiron, le bureau exécutif a nommé Vincent Roberti, directeur général, président par intérim du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver Alpes 2030", est-il indiqué.
"Cette solution vise à garantir la stabilité de la gouvernance et la continuité des activités du Comité d'organisation dans l'attente de la désignation d'une nouvelle présidente ou d'un nouveau président", selon le communiqué.
Troisième successeur
Vincent Roberti, ex-préfet du Tarn-et-Garonne, a pris ses fonctions en juin dernier. Le départ de son précédesseur Cyril Linette avait été annoncé en février, en pleins Jeux d'hiver de Milan-Cortina, en raison de "désaccords insurmontables" avec Edgar Grospiron.
Ce dernier a à son tour démissionné jeudi, plombé par une longue crise de gouvernance, estimant que "les conditions n'étaient plus réunies" pour lui permettre de mener le projet.
Un an et demi après son arrivée, Edgar Grospiron, 57 ans, a été poussé vers la sortie après avoir perdu la confiance des parties prenantes. Au-delà de tensions internes, il a dû affronter des luttes d'influence politique et des crispations avec certains acteurs locaux vivant mal la volonté de certains responsables parisiens de transplanter dans leurs territoires de montagne l'expérience de Paris-2024. Le nom du nouveau président du Cojop ne devrait pas être connu avant plusieurs semaines;
Une visite à Lyon pour une vérificiation des sites
Lundi marque également une étape importante pour Alpes 2030, avec le premier jour d'une visite à Lyon d'une délégation du Comité international olympique (CIO), afin d'inspecter les sites du futur pôle de glace, rapatrié précipitamment de Nice au printemps après le refus du nouveau maire Eric Ciotti d'installer une patinoire provisoire dans le stade de foot de la Baie des anges.
Un total de 75 matches de hockey, 150 rencontres de curling, 16 sessions de patinage artistique et 9 épreuves de short-track - sans oublier le patinage artistique synchronisé, toute nouvelle discipline olympique - doivent ainsi trouver un point de chute dans les différentes infrastructures de la capitale des Gaules et de ses environs.