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Pouvoir d’achat : «Il faut agir maintenant et ne pas attendre la présidentielle», juge François-Xavier Bellamy

Face à la hausse des prix de l'énergie, François-Xavier Bellamy appelle à agir "maintenant" sans attendre la présidentielle. Le député européen défend notamment la suppression des certificats d'économies d'énergie et la revalorisation du barème kilométrique.

Le pouvoir d'achat est au cœur des préoccupations des Français. Les taxes, la hausse des prix des carburants... "Il faut agir maintenant et ne pas attendre la présidentielle", estime François-Xavier Bellamy, vice-président Les Républicains et invité de la Grande Interview Europe 1-CNews lundi 14 septembre. 

Le député européen et soutien de Bruno Retailleau explique que l'urgence porte sur la hausse des prix de l'énergie, alors que l'hiver approche. "La question de l'explosion des prix de l'essence, c'est aussi la question de l'explosion des prix du gaz qui menace de faire en sorte que beaucoup de Français soient confrontés au froid cet hiver", a-t-il déclaré, soutenant que son parti propose d'autres mesures.

Les certificats d'économies d'énergie dans le viseur

Parmi les mesures avancées figure la suppression des certificats d'économies d'énergie (CEE). Ce dispositif oblige notamment les fournisseurs d'énergie à financer des actions permettant de réduire la consommation énergétique.

François-Xavier Bellamy estime que ces certificats alimentent "une économie parallèle" et sont "parfaitement inefficaces". Selon lui, leur suppression permettrait de réduire de plusieurs centimes le prix du litre de carburant.

Le député européen affirme également que ce mécanisme pèse sur la facture d'électricité. Bruno Retailleau, candidat à la présidence de la République, s'est lui aussi engagé à supprimer ce qu'il considère comme un "surcoût", qualifié par François-Xavier Bellamy de "taxe déguisée".

Une revalorisation du barème kilométrique

Autre mesure défendue par François-Xavier Bellamy : la revalorisation du barème kilométrique, utilisé notamment par les salariés qui déduisent leurs frais de déplacement de leurs revenus imposables. "Il n'a pas été revalorisé depuis trois ans", a-t-il affirmé, jugeant cette évolution "absolument urgente". L'objectif affiché est de mieux prendre en compte les dépenses des Français qui utilisent leur véhicule pour se rendre au travail.

"Il faut que ceux qui travaillent puissent avoir accès aux remboursements dont ils ont droit, pour que personne n'ait besoin de payer pour travailler", a-t-il résumé. François-Xavier Bellamy a enfin évoqué un chiffre attribué à l'Insee : selon lui, 20% des Français consacreraient l'équivalent d'un mois de salaire aux pleins d'essence nécessaires, notamment, pour leurs trajets domicile-travail. Une situation qu'il juge "absolument intenable".