Les États-Unis ont conservé leur titre mondial face à une France longtemps en tête mais coupable de trop de largesses en seconde période. Les Bleues repartent avec l'argent, une nouvelle fois après les Jeux olympiques de Paris.
Les États-Unis ont conservé leur titre de champion du monde de basket féminin, à Berlin, en dominant l'équipe de France 97 à 79 en finale. Les Bleues, qui rêvaient d'un premier sacre mondial de leur histoire, ont longtemps tenu tête aux Américaines avant de craquer, minées par une avalanche de pertes de balle en fin de match.
Portées par leur capitaine Gabby Williams, auteure d'un premier quart-temps référence, les Bleues ont surpris les États-Unis dès l'entame de la rencontre. La France a même viré en tête à la mi-temps (45-43), après avoir compté jusqu'à 14 points d'avance, portée notamment par l'adresse à trois points de Janelle Salaün et Valériane Ayayi, et par une défense étouffante ayant provoqué de nombreuses pertes de balle américaines.
Les largesses françaises paient le prix fort
Mais le scénario a basculé au retour des vestiaires. Plutôt qu'un réveil américain, c'est bien la France qui s'est offert des cadeaux répétés en enchaînant les ballons perdus, sur plusieurs incompréhensions entre Carla Leite et Marine Johannès. Le troisième quart-temps a définitivement fait basculer la rencontre : une faute antisportive sifflée contre Johannès, ayant touché Kahleah Copper au visage, a permis aux Américaines de prendre le large.
Portées par Jackie Young (18 points sur le match à ce stade) et Breanna Stewart (17 points), les États-Unis ont fini le troisième quart-temps avec 16 points d'avance (73-57), pendant que Johannès (3 points, déjà 5 ballons perdus) et Leite (5 points, 3 ballons perdus) passaient totalement à travers.
Un dernier quart-temps à sens unique
Les Bleues, condamnées à un exploit quasi impossible, n'ont jamais vraiment pu inquiéter les Américaines dans le money-time. Caitlin Clark a immédiatement creusé l'écart à 19 points dès l'entame du quatrième quart-temps, portant la marque à 76-57. Malgré une belle réaction collective de Dominique Malonga, auteure d'un money-time de qualité (elle a notamment marqué à trois reprises consécutivement, dont un panier à trois points), la France n'est jamais revenue sous la barre des 14 points de retard.
Un rebond offensif suivi d'un panier avec faute de Breanna Stewart a même porté l'écart à 23 points (82-59), scellant définitivement le sort de la rencontre. Voyant l'issue jouée, le sélectionneur français a fait entrer Romane Bernies et Aminata Gueye, qui n'avaient pas joué de la finale, pour conclure le match.
Malonga solide, mais Williams pas assez adroite pour compenser les largesses des Bleues
Dominique Malonga a pourtant livré une belle prestation offensive côté français, terminant meilleure marqueuse tricolore avec 21 points à 8/12 aux tirs, tout comme Gabby Williams (20 points, mais à seulement 38 % de réussite, complétés par 7 passes et 3 interceptions). Mais leurs efforts n'ont pas suffi à compenser les largesses du reste de l'équipe : la France a terminé le match avec 16 pertes de balle rien qu'en seconde période, portant son total à 21 sur l'ensemble de la rencontre, son plus haut total de la compétition, contre seulement 15 pour les Américaines.
Cette finale constituait la revanche de celle des JO de Paris 2024, où les Bleues s'étaient inclinées d'un point seulement (67-66). En 32 confrontations entre les deux nations, la France n'avait remporté qu'une seule fois un match officiel face aux États-Unis, lors de la Coupe du monde 1971. Malgré cette nouvelle défaite, l'équipe de France, qui disputait sa toute première finale mondiale de l'histoire après avoir rayonné en demi-finale face à l'Allemagne (86-64), repart de Berlin avec la médaille d'argent.