En meeting à Nogent-sur-Marne devant les jeunes LR, Bruno Retailleau a défendu son projet présidentiel, marqué par un référendum sur l'immigration. Une proposition qui l'oppose à Édouard Philippe, alors que le candidat des Républicains promet à la jeunesse "une France juste, fraternelle et fière".
À huit mois de la présidentielle, le week-end est à nouveau très politique, entre les journées parlementaires du Rassemblement national au Touquet et les universités d'été de Reconquête. Bruno Retailleau, lui, était en meeting avec les jeunes LR à Nogent-sur-Marne, pour un discours de 45 minutes.
Le candidat des Républicains à la présidentielle a d'abord mis en garde contre la guerre des générations qui couve dans le débat public. "Si vous risquez demain une retraite de misère, ce n'est pas la faute des jeunes. La retraite à 60 ans, les 35 heures, ce sont des choix politiques. Ce n'est pas le choix d'une génération tout entière, mes amis", a-t-il lancé.
"Il y a une jeunesse qui bloque les amphis, et la vôtre, qui les remplit"
Bruno Retailleau a ensuite défendu sa propre vision de la jeunesse française, qu'il oppose à une autre. "Il y a une jeunesse qui bloque les amphis, et la vôtre, qui les remplit. Il y a une jeunesse qui défile aux côtés des islamistes, et il y a une autre jeunesse, la vôtre, qui défile contre l'antisémitisme", a-t-il déclaré, promettant de rendre la parole à cette jeunesse qu'il revendique.
Une divergence assumée avec Édouard Philippe sur le référendum
Cette promesse passe notamment par un référendum sur l'immigration, rendu possible selon lui par une révision de la Constitution. Une proposition qui le place en désaccord frontal avec Édouard Philippe. "Il a dit : "Ah, mais j'ai rien contre le référendum, mais est-ce qu'il faut l'élargir ?" Non, ça, c'est l'heure en même temps. Eh bien moi, ce que je veux, c'est donner un grand coup de pied dans la fourmilière, qu'on puisse renverser la table", a-t-il tranché.
Bruno Retailleau a conclu son discours par un serment adressé à la jeunesse de France, devant les milliers de militants réunis au pavillon Baltard. "Je te promets une France juste, fraternelle et fière", a-t-il déclaré.