Après la mort d’Étienne sur la passerelle de Puteaux, Thibault de Montbrial dénonce l’absence de réaction politique face à un crime qu’il juge révélateur de la banalisation de l’insécurité. Invité de La Grande Interview Europe 1-CNews, l’avocat estime que ce drame illustre "l’impuissance de la classe politique française depuis 20 ans ".
Une classe politique française responsable ? La mort d’Étienne, frappé à mort sur la passerelle de Puteaux, fait réagir Thibault de Montbrial. Invité de La Grande Interview Europe 1-CNews ce vendredi, présentée par Romain Desarbres, l’avocat a dénoncé l’absence de réaction politique après ce meurtre, qu’il considère comme révélateur d’un phénomène de banalisation des crimes violents. "Ça me choque profondément car il n'y a pas de réaction", a-t-il lancé.
Selon lui, cette absence de réaction s’explique notamment par une multiplication de faits similaires : "Ça arrive tellement souvent qu'en fait il faudrait réagir quasiment tous les jours. C'est devenu banal. Il y a une banalité de ce genre de crime atroce". Une situation qu’il juge particulièrement préoccupante alors que, selon lui, un tel drame aurait provoqué une tout autre mobilisation il y a encore quelques décennies. "Ça devrait être un séisme. Un fait comme ça, il y a 20 ou 25 ans, ça aurait fait la une pendant une semaine", a-t-il affirmé.
Une impuissance qui a de lourdes conséquences
Thibault de Montbrial a également évoqué le profil de l’auteur du meurtre. Pour l’avocat, cette affaire pose directement la question de la capacité de l’État à répondre aux problèmes de sécurité et d’immigration irrégulière. "Ce qui s'est passé sur la passerelle de Puteaux, c'est l'illustration de l'impuissance de la classe politique française depuis 20 ans", affirme-t-il.
"On a un individu qui n'a rien à faire là. Il est extra-européen en situation irrégulière et qui, pour voler le téléphone portable et le sac d'un jeune homme qui rentre chez lui, le tue", a-t-il poursuivi.
L’avocat affirme toutefois observer, au fil de ses déplacements en France, une volonté de changement qu’il juge sous-estimée à Paris. "Il y a une volonté de changement qu'on ne mesure pas à Paris", assure-t-il. Pour lui, le drame survenu à Puteaux illustre précisément cette attente : "Ce qui s'est passé à Puteaux, c'est l'illustration exacte de la raison pour laquelle les gens veulent que ça change", a-t-il fini par conclure.