La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a annoncé ce jeudi que le prix de référence du gaz allait augmenter de 6,3% au 1er octobre pour une majorité de ménages français. Une hausse due à l'augmentation des prix sur les marchés du gaz de gros au mois d'août.
Le prix de référence du gaz va augmenter de 6,3% au 1er octobre pour une majorité de ménages français en raison d'une augmentation des prix sur les marchés du gaz de gros au mois d'août, a annoncé jeudi la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
Le "prix repère de vente de gaz" (PRVG), boussole du marché qui aide les fournisseurs à fixer le montant de leurs offres et les consommateurs à les comparer, augmente en moyenne de 6,3% au 1er octobre, à 182,88 euros TTC du mégawattheure en moyenne, précise l'autorité de régulation.
Elle souligne qu'il s'agit d'une "conséquence d'une augmentation des prix sur les marchés du gaz au mois d'août comparativement à juillet".
Une hausse de +5,28 euros
Cette hausse concerne les quelque 6 millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce prix moyen, qui varie tous les mois, soit environ 60 % des abonnés résidentiels au gaz. La CRE évalue l'impact sur leurs factures à +5,28 euros TTC en moyenne au mois d'octobre. En revanche, les ménages qui ont souscrit une offre à prix fixe ne seront pas concernés par cette hausse.
Depuis la disparition des prix réglementés du gaz en 2023, le PRVG constitue une sorte de boussole du marché qui aide les fournisseurs à fixer le montant de leurs offres et les consommateurs à les comparer.
L'indice TTF néerlandais, référence du gaz européen, a flambé depuis le début de la guerre dans le Golfe, passant de 31,470 euros/MWh le 27 février, à 81,910 euros/MWh pour les contrats du mois d'octobre.
Déclenchée le 28 février par l'offensive des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, la guerre au Moyen-Orient a conduit Téhéran à bloquer le détroit d'Ormuz, axe stratégique par lequel transitent habituellement près de 20% du pétrole mondial et 20% des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL), provoquant une chute brutale de l'approvisionnement et une flambée des prix des hydrocarbures.