Invité d'Europe 1 Bonjour, Francis Pousse, président de la branche stations-service de Mobilians, estime que les automobilistes ne doivent pas espérer de reflux rapide des prix à la pompe. Selon lui, plusieurs facteurs internationaux continuent de maintenir les cours à des niveaux élevés.
Les automobilistes devront encore patienter avant d'espérer un reflux des prix à la pompe. Invité d'Europe 1 Bonjour, Francis Pousse, président de la branche stations-service de Mobilians, estime qu'aucune détente rapide n'est en vue malgré l'atteinte de niveaux record.
Alors que le baril de Brent évolue autour de 100 dollars, le représentant du secteur refuse de se lancer dans des prévisions précises. "Je ne vois pas dans les jours à venir une redescente brutale", affirme-t-il au micro d'Alexandre Le Mer. Pour lui, les fondamentaux du marché restent défavorables et expliquent la pression persistante sur les carburants.
Une accumulation de facteurs défavorables
Plusieurs facteurs se cumulent. Francis Pousse évoque d'abord l'arrêt des exportations russes de carburants à la suite de dégâts subis par certaines raffineries. Cette situation crée selon lui de nouvelles tensions d'approvisionnement sur les marchés internationaux. Il cite également les opérations de maintenance menées dans plusieurs raffineries américaines ainsi que les perturbations affectant les flux transitant par le détroit d'Ormuz.
Selon lui, il ne s'agit pas d'une pénurie, mais d'une offre plus limitée face à une demande qui demeure soutenue. Résultat : les prix des produits raffinés continuent d'augmenter. Le gazole s'affiche ainsi autour de 2,29 euros le litre en moyenne, tandis que le sans-plomb dépasse les 2 euros.
Les stations indépendantes sous pression
Le dirigeant souligne également les difficultés rencontrées par une partie du réseau de distribution. Les stations-service indépendantes enregistreraient des baisses de ventes comprises entre 20% et 40% depuis le début du conflit en Iran. Une situation qui touche particulièrement les stations rurales.
Malgré cette tension, Francis Pousse ne prévoit pas de nouvelle envolée immédiate. "J'espère que c'est un plateau", explique-t-il. Mais selon lui, aucun élément ne permet d'anticiper une baisse significative des prix dans l'immédiat.