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Début des essais de voitures autonomes en France : une sécurité infaillible ?

Tesla a recensé 207 accidents liés à l'Autopilot ou au FSD en mai 2026. [AFP]

Ce mercredi, Philippe Tabarot a annoncé le début prochain des essais de voitures autonomes, dont celles de la marque américaine Tesla. Le ministre des Transports, qui avait exprimé des inquiétudes concernant le niveau de sécurité du système, a échangé avec Elon Musk. Concrètement, quels sont les risques avec ce genre de véhicule ?

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a annoncé ce mercredi 2 septembre 2026 que la France s'apprête à lancer des essais de voitures autonomes. Le membre des Républicains s'est entretenu avec le patron de Tesla, Elon Musk, afin de tester deux de ses voitures équipées du FSD ("Full Self-Driving", soit le système de conduite autonome supervisée).

"Depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera décidée au niveau européen dans les prochaines semaines", a écrit sur X Philippe Tabarot.

Toutefois, le système de conduite autonome supervisée rencontre depuis plusieurs mois des réserves, notamment au niveau de la sécurité.

"Ce n'est pas un robot taxi, c'est de la conduite supervisée"

Marc Amblard, fondateur et directeur général d'Orsay Consulting, a vécu une dizaine d'années en Californie dans la Silicon Valley. L'occasion de tester ce système développé par plusieurs constructeurs, dont Tesla.

"À plusieurs reprises, j'ai conduit avec le FSD et j'ai été amené à reprendre le contrôle du véhicule parce qu'il n'était pas en mesure d'éviter certains obstacles", explique l'auteur de Mobility Revolution : How AI, EVs, Robotaxis, and New Modes Radically Transform the Ecosystem.

Comme son nom l'indique, le système de conduite autonome supervisée n'est pas conçu pour déléguer entièrement la conduite à la voiture. "Le conducteur reste entièrement responsable de son véhicule. Il doit garder les mains sur le volant et les yeux sur la route", détaille l'expert.

Et de prévenir : "Il y a des risques. Par exemple, si le conducteur se sent trop à l'aise et se permet de ne pas regarder la route."

Ainsi, une confiance trop grande envers le système pourrait être fatale pour le conducteur, qui se doit de rester vigilant. En effet, Tesla a recensé 207 accidents liés à l'Autopilot ou au FSD en mai 2026, soit une hausse de 73% par rapport à 2025.

Et si certains s'imaginaient déjà pouvoir conduire une Tesla équipée du FSD sans le permis de conduire, ou bien en étant alcoolisés, cela ne sera pas possible.

"Le conducteur doit avoir le permis et doit être en possession de tous ses moyens pour être capable de contrôler le véhicule parce qu'il doit, en cas de défaillance du système de conduite autonome, reprendre la main", rappelle Marc Amblard. Avant de conclure : "Ce n'est pas un robot taxi, c'est de la conduite supervisée."