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Ceuta : «Les migrations irrégulières sont devenues un instrument de déstabilisation par excellence», pointe Nicolas Pouvreau-Monti

Pour Nicolas Pouvreau-Monti, le Maroc a "a minima" laissé la vague migratoire s'abattre sur Ceuta fin juillet. Le directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographique affirme que la monarchie a "instrumentalisé" la pression migratoire. 

Le Maroc a-t-il joué un rôle dans la crise migratoire de Ceuta ? Un rapport de la police espagnole évoquant notamment un "déploiement sensiblement plus réduit que d'ordinaire" et la "permissivité" des policiers marocains sème le doute sur le rôle de la monarchie dans cette affaire. 

"Le Maroc n'a pas ordonné à des gens qui n'avaient aucune envie de migrer de se jeter d'un seul coup sur Ceuta. Il a instrumentalisé la pression migratoire qui existe de très longue date sur ces deux enclaves de l'Union européenne", analyse dans Christine Kelly et vous, Nicolas Pouvreau-Monti.

"Le fait que le Maroc a minima a laissé faire montre à quel point aujourd'hui, les migrations, et notamment les migrations irrégulières, sont devenues un instrument de déstabilisation par excellence contre les États européens, et aussi un instrument de proclamation de souveraineté sur des territoires qu'on réclame, c'est évidemment le cas du Maroc avec Ceuta", analyse encore le directeur de l'Observatoire de l'immigration et de la démographique.