Les autorités suisses indiquent mercredi que l'auteur présumé des tirs qui ont tué une jeune Italienne dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une rave party à Aarau (nord de la Suisse) est en proie à des "problèmes psychologiques". Il garde le silence depuis son arrestation.
L'auteur présumé des tirs qui ont tué une jeune Italienne dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une rave party à Aarau (nord de la Suisse) est en proie à des "problèmes psychologiques" et garde le silence depuis son arrestation, ont annoncé les autorités locales mercredi.
Des "problèmes psychologiques" à clarifier
Ce Suisse de 43 ans, qui s'est rendu de son propre chef à la police de Delémont (canton du Jura), présente des "problèmes psychologiques" qui vont devoir être clarifiés, a affirmé Christoph Ruedi, le procureur général du canton d'Argovie, lors d'une conférence de presse.
Arrêté dans la nuit de dimanche à lundi, il a choisi "d'exercer son droit au silence" et n'a pas fourni d'explications sur les raisons de son geste, mais il "a fourni quelques informations sur sa situation personnelle" qui "laissent penser qu'il pourrait souffrir de troubles mentaux" qui nécessiteront "des investigations complémentaires", a-t-il détaillé.
"À ce jour, nous n'avons absolument aucune preuve d'un quelconque passé idéologique ou extrémiste violent : ni d'extrême droite, ni d'extrême gauche, ni islamiste", a de son côté précisé le commandant de la police cantonale, Michael Leupold.
2.500 personnes rassemblées dans une rave
Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 2h30 (0h30 GMT), des tirs ont retenti au moment où une rave ayant rassemblé quelque 2.500 personnes touchait à sa fin à l'hippodrome d'Aarau.
La fusillade a coûté la vie à une jeune femme italienne de 22 ans et six blessés. La police avait initialement évoqué cinq personnes, âgées de 24 à 31 ans, avec des blessures légères à graves qui avaient été transportées à l'hôpital. Une sixième personne victime s'est présentée à posteriori, a précisé mercredi la police.
L'auteur de la fusillade a d'abord tiré plus de 40 coups de feu dans plusieurs directions avec un fusil d'assaut, puis a poursuivi avec son pistolet avant de prendre la fuite à bord de son véhicule, a retracé Matthias Schildknecht, le chargé d'enquête de la police argovienne.
Le suspect s'est présenté de lui-même à la police
Inconnu des services de police, il s'est présenté de lui-même à la police à Delémont, dans le canton du Jura. Dans son véhicule, la police a trouvé deux pistolets et un fusil d'assaut AK-74. "L'analyse médico-légale initiale a révélé des caractéristiques similaires entre les douilles retrouvées et les armes saisies", a indiqué le procureur.
L'attaque a provoqué un vif émoi en Suisse où les fusillades sont très rares, mais où l'attachement pour les armes est bien ancré, avec notamment les conscrits de l'armée qui gardent leur fusil chez eux.
Le suspect, placé en détention provisoire, avait acquis ses armes "à titre privé", a déclaré le commandant Leupold, expliquant que leur acquisition "avait été approuvée par les autorités du canton du Jura il y a environ 20 ans".