Accusé de violences sexuelles par des dizaines de femmes et mis en examen pour viol, Patrick Bruel a annoncé mardi l’annulation de sa tournée prévue début octobre. Pour Gérard Carreyrou, ce renoncement illustre surtout les dangers du "tribunal de l’opinion publique" et la disparition de la présomption d’innocence.
Patrick Bruel jette l’éponge. Accusé de violences sexuelles par des dizaines de femmes et mis en examen pour viol, l’ex-idole des années 90 a renoncé mardi à la tournée qu’il devait entamer début octobre, tout en continuant à clamer son innocence.
Depuis plusieurs semaines, des responsables politiques, des élus et des associations féministes appelaient le chanteur à renoncer à se produire sur scène, alors que des dizaines de femmes l’accusent désormais d’agressions sexuelles.
Pour Gérard Carreyrou, "c’était un dénouement inéluctable". En revanche, l’éditorialiste politique, invité de L’Heure des Pros sur Europe 1 et CNEWS, dénonce "l’acte de décès de la présomption d’innocence".
"La présomption d’innocence était dans la justice. Aujourd’hui, voilà une circonstance où il n’y a plus en France de présomption d’innocence. Dès lors qu’on réunira un mouvement d’opinion assez fort, c’est fini : il sera déclaré coupable par le tribunal de l’opinion publique. Donc, il n’y a plus d’innocence", explique-t-il.