La Suède a commandé quatre frégates françaises de défense et d’intervention pour 4,3 milliards d’euros, lors d’une cérémonie à Stockholm en présence d’Emmanuel Macron et d’Ulf Kristersson. Cet accord s’accompagne d’un renforcement de la coopération militaire entre les deux pays, dans le contexte du réarmement suédois engagé depuis 2022.
Le gouvernement suédois a signé lundi un contrat de 4,3 milliards d'euros pour l'acquisition de quatre frégates françaises de défense et d'intervention (FDI), en présence du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Ulf Kristersson, à Stockholm, a constaté l'AFP.
Le contrat a été signé par le PDG du constructeur Naval Group, Pierre-Eric Pommelet, et le directeur de l'Administration suédoise des matériels de défense (FMV), Mikael Granholm.
Un effort de réarmement depuis 2022
La Suède poursuit ainsi son effort de réarmement depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022 et son entrée dans l'Otan en 2024.
La ministre française des Armées Catherine Vautrin et son homologue suédois Pål Jonson ont également signé un accord-cadre renforçant la coopération de défense dans les "domaines opérationnel, capacitaire et industriel".
"Nous scellons une coopération stratégique majeure, réciproque, respectueuse et ambitieuse", a déclaré Emmanuel Macron à bord de la frégate FDI française Amiral Ronarc'h où le contrat et l'accord-cadre ont été signés dans le port de Stockholm.
"Ceci montre la force et l'importance de ce pilier européen de la défense et combien la coopération franco-suédoise est en train de devenir un élément essentiel de ce pilier européen", a-t-il souligné à l'unisson du Premier ministre suédois.
Une défense aérienne renforcée
Le président français a pointé la coopération militaire tous azimuts entre les deux pays avec des "exercices et des déploiements communs", des acquisitions croisées de matériel - la France a acheté deux avions de surveillance maritime au Suédois Saab pour un milliard d'euros - et des capacités "en commun".
Ulf Kristersson a notamment mis l'accent sur les capacités de défense aérienne, notamment en matière balistique, qu'offriront ces bâtiments.
"Les frégates deviennent des plateformes mobiles qui offrent à la Suède une capacité de défense aérienne à longue portée en mer et une protection contre les missiles balistiques", a-t-il souligné en citant en exemple le défi auquel l'Ukraine est confrontée à la matière en la matière face aux frappes russes.
"Tout le monde sait désormais qu'en Europe nous devons assumer une plus grande part de responsabilité pour notre propre sécurité. L'Otan européen est de plus en plus solide", a-t-il ajouté.