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Scandale du périscolaire à Paris : deux nouveaux animateurs jugés cette semaine

[LOIC VENANCE/AFP]

Deux anciens animateurs seront jugés cette semaine à Paris dans le cadre du scandale des violences dans le périscolaire. Une bonne nouvelle pour les parents de victimes, qui avouent néanmoins "ne plus rien attendre de la justice". 

Le scandale des violences dans le périscolaire continue de marquer les parents. Rien qu'à Paris, où près d'une cinquantaine d'animateurs ont été suspendus depuis le mois de janvier pour des suspicions de violences physiques ou sexuelles, la fréquentation des centres aérés a baissé de près de 13%. 

Et alors que les parents s'apprêtent à réorganiser leurs emplois du temps avec le retour des enfants à l'école, de nouveaux jugements se déroulent au tribunal cette semaine. 

Une bonne nouvelle pour les familles des victimes

Ce lundi, deux d'entre eux passeront devant les juges. Dans le box des accusés aujourd'hui, Mickaël M., ancien animateur de l'école parisienne Vigée-Lebrun. En janvier 2024, une première mère dépose plainte contre lui car sa fille de 6 ans l'accuse de lui avoir touché les fesses. Après plusieurs mois d'enquête, ce sont finalement neuf familles qui accusent aujourd'hui l'animateur. Un procès qui constitue déjà une forme de victoire pour Anne, cofondatrice du collectif SOS Périscolaire.

"On a été agréablement surpris de voir que cette affaire allait au procès parce qu'on avait d'autres affaires qui piétinaient", précise-t-elle au micro d'Europe 1. "Les parents de Vigée-Lebrun ont la chance d'avoir ce procès. Ça aurait pu ne pas arriver", poursuit-elle. 

"On n'attend plus rien de la justice"

 Mais lors des premiers procès du périscolaire parisien, les juges ont été cléments, avec de la relaxe et une peine de prison avec sursis prononcées. Alors, cette fois-ci, Anne se montre prudente. 

"À l'époque, je vous aurais répondu qu'on attend évidemment une condamnation exemplaire. Sauf qu'il n'y a pas du tout eu de condamnation exemplaire. Donc on n'attend plus rien de la justice. On a bien compris que la parole des enfants était systématiquement mise en doute", dénonce la cofondatrice du collectif. 

La justice se penchera par ailleurs dès demain sur le cas d'un autre suspect compagnon d'une maîtresse de l'école maternelle Grandchamps, lui aussi accusé d'attouchements par plusieurs très jeunes élèves.