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«Sous Macron, 1.000 milliards d'euros de dettes supplémentaires» : Gabriel Attal et Édouard Philippe rattrapés par leur bilan au débat du Medef

[Carine Schmitt / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Au débat du Medef, Gabriel Attal et Édouard Philippe ont été attaqués sur leur bilan, notamment sur la dette, alors qu'ils font désormais de la réduction des dépenses un axe majeur de leur campagne.

La dette était au cœur du premier débat des sept candidats à la présidentielle, organisé par le Medef au stade Roland-Garros, à Paris, ce jeudi 27 août. Parmi eux, les deux anciens Premiers ministres, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont été rattrapés par leur bilan, leur talon d'Achille, et restent comptables de ce dernier.

Le procès en responsabilité des années Macron

Marine Le Pen se charge de leur présenter l'addition. "Moi, d'abord, je reste un peu admirative des gens qui ont participé à la majorité depuis dix ans quand même et qui, aujourd'hui, ont plein d'idées qu'ils n'ont jamais mises en œuvre. (...) Sous Macron, 1.000 milliards d'euros de dettes supplémentaires", martèle-t-elle devant l'assemblée d'entrepreneurs.

Même procès à gauche, avec Raphaël Glucksmann. "C'est quand même assez étonnant de se prendre des leçons sur la dette de la part de deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron. C'est bien qu'ils soient deux d'ailleurs parce que, pour défendre ce bilan, il vaut mieux être deux. (...) Faire 1.000 milliards de dettes supplémentaires sans créer le moindre actif sur lequel on peut s'appuyer, c'est vraiment chapeau bas", ironise le patron de Place publique.

Une critique d'autant plus embarrassante que les deux anciens Premiers ministres font désormais de la réduction des dépenses un axe central de leur campagne. Mais il est difficile, dès lors, de promettre la rupture quand leurs adversaires les renvoient sans cesse à leurs années au pouvoir. Pour tourner la page, encore faut-il solder les comptes.