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«Je les ai trouvé hors-sol» : les patrons peu convaincus par les candidats à la fin du premier débat présidentiel

Le Medef organisait ce jeudi après-midi le premier débat de l'élection présidentielle. Sept candidats ont pu livrer leur vision de l'économie, devant des patrons peu convaincus. À l'issue de l'événement, ils sont nombreux à appeler à revoir la copie des programmes.

Le premier débat à l'élection présidentielle a eu lieu ce jeudi lors de la MEF, événement organisé par le Medef qui marque la rentrée des patrons français. Sept candidats de tous les bords politiques qui ont présenté leurs visions de l'économie face à des patrons qui attendaient des décisions courageuses, alors que le pays souffre de l'instabilité politique. 

Dette, retraites, réindustrialisation... Les candidats ont réussi à faire entendre leurs différences sans vraiment se dévoiler. Une retenue agaçante pour Laurence Etoubleau, à la tête d'une association d'insertion pour les cadres. "Tous sont extrêmement prudents. C'est inquiétant à ce stade-là. Je crois qu'aujourd'hui, personne n'endosse le costume compte tenu des difficultés", estime-t-elle au micro d'Europe 1. 

Même sentiment de flou pour Laure Mercier, qui dirige la société 48 Ouest. "J'ai trouvé que les candidats étaient particulièrement hors-sol. Ils nous laissent tous entendre qu'ils vont être pragmatiques, mais j'attends des faits. Je vais regarder plus en détail les programmes". 

Des candidats trop dans la "propagande"

Fondateur de Sogeclair, Philippe Robardey garde une impression mitigée, mais il décerne quelques bons points. "Au mieux, seulement un des intervenants, peut-être un et demi, répond aux questions qui lui sont posées. J'ai l'impression que Gabriel Attal a fait l'effort d'essayer de répondre aux questions. Je n'ai pas dit que ses réponses étaient forcément satisfaisantes. Il y a aussi Bruno Retailleau, en partie... Les autres, ils ont fait un discours de propagande et n'ont pas des réponses pratiques", insiste-t-il. 

"Or, on a besoin de ces réponses, nous, chefs d'entreprise", ajoute-t-il. Alors, à l'issue du premier débat présidentiel, la plupart des patrons s'accordent sur un point. Les candidats ont encore beaucoup de travail.