Bruno Retailleau répond à son tour. Il propose de lier l'âge de départ à la retraite "à l'espérance de vie". Il a d'ailleurs affirmé qu'il présenterait son projet de réforme des retraites "dans quelques jours".
Une seconde question est posée par Julie Neuville, présidente de Materrup, qui produit des bétons bas carbone. Elle demande "quelles réformes concrètes vous pouvez proposer pour nous permettre de construire des usines vertes qui nous permettront de réindustrialiser nos territoires ?"
Marine Le Pen a affirmé qu'elle supprimerait les impôts de production en cas de victoire à la présidentielle. "Il faut agir sur la commande publique, il faut qu’elle soit fléchée vers les entreprises présentes territorialement en France", ajoute-t-elle.
"Vous avez raison de lier la dette et la retraite, car on n'arrivera pas à régler le problème de la dette sans mettre plus de travail dans l'économie", déplore pour sa part Bruno Retailleau, en répondant à la question d'Eric Malenfer, président du groupe Gexpertise. Il souligne par ailleurs la nécessité que "le travail paye plus".
Marine Tondelier souhaite abroger la réforme des retraites. "Elle est passée de manière illégitime", a-t-elle revendiqué. La patronne des Ecolos s'est ensuite indignée des propositions de certains candidats. "Je trouve ça facile de balancer à la cantonnade : assurance-chômage, dépenses sociales... (...) On n'a jamais été aussi proche d'une rupture du pacte social. Les gens voient les injustices", s'insurge-t-elle.
Gabriel Attal souhaite, s'il atteint les couloirs de l'Elysée, fixer un calendrier : revenir sous les 3% de déficit en 2032 et à l'équilibre en 2037. Marine Tondelier, quant à elle, rappelle que l'organisation patronale a estimé, dans un rapport, "que la France ne pourrait pas tourner en 2050 sans trois millions de travailleurs étrangers".
"Le premier qui doit réduire son train de vie, c'est l'État", affirme Marine Le Pen. Selon la candidate RN explique qu'il y a de nombreuses autres économies à faire : "l'Union européenne, l'immigration, de nombreux instituts obscurs". Raphaël Glucksmann répond à Marine Le Pen et lui reproche de porter une "idéologie antieuropéenne". Interrogé à son tour sur la dette et les retraites, il confirme qu'il abrogerait la réforme des retraites de 2023 s'il parvenait à l'Élysée.
Pour Jean-Luc Mélenchon, il défend l'idée qu'il n'y ait "plus aucune aide" faite aux entreprises "sans contrepartie" et propose d'annuler une partie de la dette de la France auprès de la BCE. "Je pense que ce que vous venez de dire, monsieur Mélenchon, est extrêmement dangereux", répond Edouard Philippe.
Gabriel Attal, patron de Renaissance, quant à lui, commence par évoquer "des réussites ces dernières années", en évoquant la baisse du chômage, l'apprentissage et le retour des investissements étrangers. Marine Tondelier, des Ecologistes, ferme le bal des propos introductifs. Elle a dénoncé un "déni écologique" de la part de certains entrepreneurs.
Jean-Luc Mélenchon alerte, lui, sur les "chocs à venir de l'économie-monde". Le leader de La France insoumise met notamment en garde contre une possible "crise financière" et le "basculement du monde vers l'Asie chinoise", face à une concurrence croissante de l'industrie chinoise.
Marine Le Pen appelle, dans son propos introductif, "à l'union des salariés et des entrepreneurs pour opérer la renaissance de la France".
Le second a passé est Raphaël Glucksmann, de Place publique. Il souligne l'importance du thème choisi par le Medef : "le courage". "C'est ce qui manque aux dirigeants français et européens depuis trop longtemps", explique-t-il. S'en suit d'Edouard Philippe, qu'il alerte que l'Etat doit avoir des "comptes en ordre", "sans augmenter les impôts mais en acceptant de travailler plus".
Les sept candidats à l'élection présidentielle sont face aux entrepreneurs pour débattre à Roland-Garros. A tour de rôle, ils ont deux minutes pour s'exprimer et s'introduire. L'ordre de passage a été défini par un système de tirage au sort. Le patron des Républicains, Bruno Retailleau, ouvre le bal et souligne les problèmes rencontrés par les entreprises françaises.
Les candidats seront largement interrogés sur leur programme économique. Il sera question de dépense publique, de dette mais aussi de réindustrialisation, de fiscalité.
Bienvenue sur ce direct consacré au premier débat de la campagne présidentielle pour 2027. Sept candidats - Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, Edouard Philippe, Raphaël Gluscksmann, Bruno Retailleau et Marine Tondelier - échangeront face à des patrons français lors de la rencontre des entrepreneurs de France organisée au stade Roland-Garros à Paris.