Dans la nuit de lundi à mardi, Israël a mené un raid aérien sur un aéroport militaire dans le nord de la Syrie. Selon Tsahal, l'armée turque avait l'intention d'y installer un avant-poste. De quoi faire monter les tensions entre les deux pays.
Au Moyen-Orient, la tension monte entre la Turquie et Israël. Le risque d'une confrontation directe entre les deux pays n'est pas écarté, même si de part et d'autre, on affirme ne pas rechercher l'escalade.
De très bonnes relations entre la Turquie et les États-Unis
C'est en tout cas ce que l'on peut entendre côté israélien. Gideon Sa'ar, chef de la diplomatie israélienne, a tout de même précisé que son pays n'acceptera pas l'établissement de bases militaires turques en territoire syrien.
C'est cette perspective qui aurait motivé le raid aérien mené par Israël dans la nuit de lundi à mardi sur un aéroport militaire dans le nord de la Syrie. Les dirigeants israéliens affirment avoir la certitude que l'armée turque avait l'intention d'y installer un avant-poste doté de batteries de défense aérienne.
Une stratégie inacceptable pour l'État hébreu, dont les relations avec la Turquie se sont considérablement détériorées depuis la guerre contre le Hamas. Le président turc Recep Tayyip Erdoğan reste, de fait, l'un des derniers soutiens de l'organisation islamiste palestinienne.
Une confrontation directe avec la Turquie risquerait toutefois de mettre Israël en porte-à-faux avec les États-Unis. Donald Trump entretient d'excellentes relations avec son homologue turc. Son administration a réagi plutôt froidement à l'annonce des frappes aériennes sur l'aéroport syrien.